<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990</id><updated>2011-11-28T00:37:12.516Z</updated><title type='text'>Le PressBook de Z.C.</title><subtitle type='html'>Lisez, Commentez...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>34</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-6839960664442124645</id><published>2007-10-17T18:50:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:54:12.178Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h1&gt;Lendemains électoraux houleux pour le PJD &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;em&gt;Publié dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Vie Eco &lt;/span&gt;du  12/10/2007&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: center; font-weight: normal; color: rgb(255, 0, 0); font-family: courier new;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lavieeco.com/Politique/lendemains-electoraux-houleux-pour-le-pjd&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;h2&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;h2&gt;Un mois après les élections, il n’arrive toujours pas à digérer son résultat «mitigé».&lt;br /&gt;Abdelilah Benkirane et Mustapha Khalfi accusent le parti de fuir ses responsabilités.&lt;br /&gt;Image brouillée, couverture insuffisante du Rif, du sud et du monde rural, alliances contre-productives... les raisons abondent. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em id="txt"&gt;Ça bouillonne au PJD. Le parti islamiste n’arrive pas à digérer le fait de s’être fait distancer par l’Istiqlal alors qu’il avait prévu de prendre une confortable avance sur l’ensemble des formations politiques. Un mois après les élections du 7 septembre dernier, on cherche toujours à savoir le comment du pourquoi, à déterminer où se situent les responsabilités, à chercher des coupables. Les militants ont beau contester la position officielle du parti qui attribue son classement aux tripatouillages électoraux, ils restent divisés quant à ses causes véritables. &lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A la tête d’une fronde qui ne dit pas son nom, Abdelilah Benkirane, président du conseil national. Dans le quotidien Attajdid du 20 septembre dernier, il s’était livré à une critique sévère de la ligne politique du parti, l’accusant d’être responsable de son isolement politique. Récidivant dans les colonnes de l’hebdomadaire Al Watan Al An deux jours plus tard, il affirmait même que cette conduite avait empêché le PJD de participer au gouvernement de 2002 et même à celui de 1997. Parmi les autres explications possibles, Mustapha Ramid, membre du secrétariat général - et fraîchement élu à la tête du groupe parlementaire du parti - s’aligne sur la position officielle qui considère que le PJD a été victime de la corruption et de la neutralité négative de l’Administration. Une attitude peu en rapport avec le tempérament de l’homme turbulent du PJD ! Mais ce dernier prend soin de rappeler qu’il n’a jamais hésité à critiquer la gestion du secrétariat général, mais qu’il n’a pas de raisons de le faire à propos des législatives, même s’il reconnaît que le parti a commis quelques erreurs. Mustapha Khalfi, membre du Conseil national, lui emboîte le pas dans les colonnes de l’hebdomadaire Al Ayyam du 22 septembre, et propose, lui, une évaluation du nombre de sièges perdus et une analyse des raisons qui ont acculé le PJD à se retrouver dans l’opposition. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Même en tenant compte des prétendues fraudes, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;les 70 sièges étaient un objectif trop élevé&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Le PJD serait-il en train de vivre les prémices d’une scission ? « Absolument pas. Nous sommes plus forts que jamais», s’emporte Lahcen Daoudi, vice-secrétaire général. Un niet catégorique partagé par le politologue et spécialiste des mouvements islamistes, Mohamed Darif : «C’est normal qu’il y ait des divergences, l’essentiel, c’est qu’elles ne touchent pas aux constantes du parti. Abdelilah Benkirane essaye de redynamiser et de relancer le débat», explique-t-il. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quelles sont les causes attribuées à la mauvaise performance du PJD ? Essentiellement un excès de confiance. A la veille des élections, les médias internationaux s’étaient intéressés presque exclusivement au parti, les sondages lui prévoyant une victoire éclatante. Prudent au départ, le PJD avait fini par y croire lui-même, attendant seulement d’entériner sa consécration en tant que «première force politique du Royaume avec au moins 70 sièges». Le réveil fut brutal, avec seulement 46 sièges, soit la deuxième place derrière le parti de l’Istiqlal (52 sièges). Un recul ? «Non, eu égard au système partisan, au mode de scrutin à la proportionnelle et au découpage électoral», tempère Mohamed Darif. Le PJD a quand même conforté sa position en passant de la troisième à la deuxième place et en gagnant même deux sièges par rapport à 2002. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Discours édulcoré, démissions, le PJD est un parti comme les autres&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Malgré tout, les contestataires sont inconsolables. «Donner du crédit aux sondages et aux prévisions a certainement poussé des sympathisants à ne pas se rendre aux urnes le jour du vote, croyant la victoire assurée», regrette Mustapha Khalfi. Abdelaziz Rebbah, chef de &lt;st1:personname productid="la Jeunesse" st="on"&gt;la Jeunesse&lt;/st1:personname&gt; du parti, abonde dans le même sens : «Nous savions que l’argent allait être utilisé, que l’Administration n’était pas bien préparée mais, malgré cela, nous avons péché par excès de confiance. Il aurait fallu mobiliser toutes les sections du parti pour aider les citoyens à récupérer leurs cartes électorales. Et, surtout, il fallait couvrir tous les bureaux de vote», regrette-t-il. Autre grande erreur, selon Mustapha Khalfi : le parti a placé la barre trop haut en prédisant 70 sièges. «Les 70 sièges sont une estimation pré-électorale. Si on retirait de ce chiffre les 7 sièges de la liste locale et les 3 sièges de la liste nationale que nous avons perdus à cause des fraudes, le total est de 60 sièges, et même ce score, nous ne l’avons pas obtenu, pour des raisons inhérentes à la gestion de la campagne par le parti». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qu’est-ce qui a joué alors ? En fait, le PJD a tout simplement été victime du mythe de l’icône. En se plaçant dans le jeu électoral en tant que parti comme les autres, il a perdu de son aura. Les accréditations à la députation ont même été à l’origine d’une série de démissions qui ont fait tomber le mythe du parti discipliné, de même que le «parachutage», dans de nouvelles circonscriptions, de membres dirigeants en perte de popularité dans leurs fiefs d’origine.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans d’autres cas, ce sont les alliances qui ont joué contre le parti. Ainsi en est-il, à Casa Anfa, de la défaite du président de Forces citoyennes (FC), Abderrahim Lahjouji, soutenu par le parti, face à Abdelbari Zemzmi, candidat du Parti de la renaissance et de la vertu (PRV). L’alliance avec FC, qui marquait un désir d’ouverture vers les autres partis et la volonté de rompre avec l’image d’un parti islamiste, s’est traduite par un discours plus lisse et consensuel qui, selon Mustapha Khalfi, a fait perdre des voix au PJD. Le parti a-t-il alors péché pour avoir abandonné son discours islamiste ? Peut-être. Mustapha Khalfi relève que l’aile radicale du parti, le Mouvement unicité et réforme (MUR), qui a les faveurs de l’électorat le plus orthodoxe, ne s’est pas mobilisé pendant les élections, pas plus qu’Attajdid, son journal officiel, n’a milité en faveur du parti. Un immobilisme que Mohamed Darif explique fort bien : «Après les attentats du 16 Mai 2003, le PJD a été appelé à se démarquer du MUR, association religieuse de prédication, et le Roi a insisté sur la nécessité de ne pas faire l’amalgame entre le religieux et le politique. C’est pour traduire cette volonté de l’Etat qu’Attajdid a pris une position qui ne traduit pas essentiellement celle du parti».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Enfin, autre explication, celle de l’implantation. Dans le rural, le Rif et le sud, le parti d’Elotmani ne s’est classé premier nulle part. «Le PJD reste un phénomène urbain. A la campagne, nous avons des sympathisants, mais pas assez de sections. Il est clair que le renforcement du parti dans le rural est l’un des grands chantiers à ouvrir», avoue Abdelaziz Rebbah, rejoint dans cette analyse par Mohamed Darif qui estime que le PJD étant encore un parti jeune, il n’a pas encore eu le temps d’imposer ses figures dans la campagne, où l’on vote encore pour des notables.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-weight: bold;" id="info"&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-6839960664442124645?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/6839960664442124645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=6839960664442124645' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/6839960664442124645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/6839960664442124645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/lendemains-lectoraux-houleux-pour-le.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-1616086112125692164</id><published>2007-10-17T18:48:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:49:59.244Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h1&gt;Les candidats se préparent à livrer leurs comptes électoraux &lt;/h1&gt;  &lt;h1 style="font-weight: normal; text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;em&gt;Publié dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Vie Eco &lt;/span&gt;du 5/10/2007&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 style="font-weight: normal; text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lavieeco.com/Politique/les-candidats-se-preparent-a-livrer-leurs-comptes-electoraux&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;  &lt;h2&gt;Le 9 octobre, dernier délai pour fournir les détails des dépenses électorales à &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes.&lt;br /&gt;Les partis assurent qu’ils seront prêts et chacun aide ses candidats à sa manière.&lt;br /&gt;Proposition : adapter le plafond de 250 000 DH à la taille et à la nature des circonscriptions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em id="txt"&gt;Les candidats aux législatives du 7 septembre dernier parviendront-ils à déposer à temps leurs déclarations de dépenses de la campagne électorale ? Selon le Code électoral, quiconque s’est présenté aux élections se doit de divulguer ses comptes à &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes de Rabat au plus tard un mois après la proclamation des résultats, en l’occurence mardi 9 octobre, sous peine de sanctions, comme l’a rappelé le ministère de l’intérieur. La loi prévoit un plafond de 250 000 DH par candidat et oblige les formations qui ont obtenu moins de 5% des voix à rembourser l’aide que leur a versée l’Etat. Les partis contactés se disent confiants et annoncent que leurs candidats parviendront sans peine à respecter le délai. Ce qui ne les empêche pas de se mobiliser, les uns en envoyant une circulaire interne à leurs candidats, d’autres allant jusqu’à les assister voire faire pression sur eux pour s’assurer qu’ils ne feront pas défaut. «Nous avons mis à la disposition de nos candidats des comptables pour les aider», déclare Mustapha Adichane, responsable de communication au Parti du progrès et du socialisme. Du côté des travaillistes, l’on essaie d’aiguiller au maximum les candidats. «Le bureau politique a préparé un modèle de déclaration facile à suivre, divisé en une dizaine de rubriques : repas, gasoil, location de locaux, de voitures, etc.», assure Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste. Le Parti de l’Istiqlal, pour sa part, met à disposition de ses candidats une cellule chargée de les assister. Le Parti socialiste unifié s’est même imposé la date du 1er octobre comme deadline interne : «Nous espérons être les premiers à déposer toutes nos déclarations, et, de toutes les manières, nous nous imposons toujours de tenir une comptabilité rigoureuse», lance Mohamed Daidaa, trésorier du PSU durant la campagne électorale. &lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On est tenté de penser que si les partis affichent pareille sérénité, c’est que leurs candidats ont déjà déposé un grand nombre de dossiers. On en est loin, assure une source à &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes : «Il est encore trop tôt pour savoir si les candidats tiendront leurs promesses et livreront les dossiers à temps. Nous n’avons reçu que très peu de dossiers, en général, ils s’y prennent à la dernière minute». Même le PSU qui veut absolument être le premier, n’avait, à la date du 27 septembre, déposé que 6 dossiers sur un total de 48 candidatures. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que risquent les retardataires ? Quels sont les justificatifs à fournir ? Selon l’article 290 du Code électoral, «chaque candidat établit un état des dépenses engagées par lui à l’occasion de sa campagne électorale auquel sont jointes les pièces justifiant lesdites dépenses». En d’autres termes, il s’agit de rassembler toutes les factures de transport, de frais de personnel, d’impression, etc. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout doit être justifié par facture &lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Qui épluche les comptes des candidats ? Tout est centralisé au niveau de &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes de Rabat, à laquelle les personnes qui se sont présentées aux élections, qu’elles aient remporté un siège ou pas, sont tenues de présenter leurs justificatifs de dépenses. &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;La  Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes formule un avis d’expert qui est ensuite étudié au niveau d’une commission présidée par un magistrat de ladite cour et comprenant un magistrat de &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la  Cour&lt;/st1:PersonName&gt; suprême désigné par le ministère de la justice, un représentant du ministère de l’intérieur et un inspecteur des finances. «Notre rôle se limite à vérifier si les déclarations sont conformes à la loi et de communiquer nos conclusions sous forme de rapport aux autres membres de la commission. C’est à eux seuls qu’incombe la décision de recourir a la justice ou non», explique une source à &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la  Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes. Avant d’en arriver là, certains dossiers seront rejetés, essentiellement pour deux raisons : un retard de livraison, ou encore des factures inadéquates. «Quand ça arrive, le dossier est refusé, et le candidat doit, soit justifier convenablement avec des factures, soit rembourser la somme déclarée», ajoute ce responsable de &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pourquoi obliger les candidats à déclarer le détail de leurs dépenses ? Pour la bonne raison qu’il s’agit de deniers publics. Une avance de 200 MDH a été distribuée aux partis sur la base de plusieurs critères (nombre de circonscriptions couvertes, représentation au Parlement, etc.). Sur ce même budget, une somme forfaitaire de 500 000 DH a été octroyée aux petits partis pour soutenir les candidats les moins riches. Que se passe-t-il quand c’est le parti politique qui gère la totalité de l’aide ? Comment &lt;st1:personname productid="la Cour" st="on"&gt;la Cour&lt;/st1:PersonName&gt; des comptes arrive-t-elle à distinguer les sommes utilisées par le parti de celles dépensées par le candidat ? Pour résoudre ce problème, le contrôle se fait en deux temps. Exemple : un candidat déclare avoir dépensé 200 000 DH sur le terrain. A cela s’ajoute la somme de 20000 DH déclarée par le parti, qui correspond aux imprimés et tracts envoyés au candidat. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A quoi correspond le plafond de 250 000 DH imposé par candidat et par circonscription ? Comment garantir son respect ? Si, dans l’esprit du législateur, cette aide vise à réduire les écarts entre candidats riches et candidats pauvres, elle est jugée insuffisante par les petits partis. Un simple calcul leur donne raison. Ainsi, pour les petits partis, les 500 000 DH forfaitaires répartis sur les 95 circonscriptions donnent 5 263 DH à allouer pour chacune. «5 000 DH par candidat, ce n’est même pas de quoi assurer les repas du staff. Nous avons dû contracter un crédit bancaire pour boucler le budget», assure Mustapha Adichane, du PPS. Mais, en réalité, tout dépend de l’étendue géographique de la circonscription électorale dont il est question et de sa nature urbaine ou rurale. Plus la circonscription est vaste et plus les frais d’essence s’envolent, par exemple. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Abdelhamid Khalil, membre du bureau exécutif du RNI, estime que le plafond de 250 000 DH ne correspond plus à la réalité, d’autant plus qu’il date de l’époque du scrutin uninominal. «Il faut faire une estimation plus réaliste des besoins des candidats selon la circonscription. C’est la meilleure façon d’éviter les fraudes au niveau des comptes». Certains estiment pourtant ce plafond raisonnable. C’est le cas de Abdelouahed Souheil, candidat malheureux du PPS qui déclare que la totalité de ses frais de campagne oscille entre 120000 et 130 000 DH. «Pour faire une campagne politique, c’est suffisant», assure-t-il. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-weight: bold;" id="info"&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-1616086112125692164?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/1616086112125692164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=1616086112125692164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/1616086112125692164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/1616086112125692164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/les-candidats-se-prparent-livrer-leurs.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-5593965113703738183</id><published>2007-10-17T18:47:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:48:29.620Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h1&gt;USFP, le moment de vérité &lt;/h1&gt;  &lt;h1 style="color: rgb(255, 0, 0); text-align: center; font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;em&gt;Publié dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Vie Eco&lt;/span&gt; du 30/09/2007&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 style="color: rgb(255, 0, 0); text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;http://www.lavieeco.com/Politique/usfp-le-moment-de-verite&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;  &lt;h2&gt;Le parti a réuni son conseil national jeudi 27 septembre pour trancher sur sa participation au gouvernement.&lt;br /&gt;Absence de mise en exergue de son propre bilan, mauvais choix de candidats, attaques de la presse..., diverses raisons sont invoquées pour expliquer la débâcle du parti.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em id="txt"&gt;Jeudi 27 septembre, 9 rue El Arâr. Dans l’immeuble très chic qui lui sert de quartier général à Rabat, l’USFP réunissait son conseil national. Objectif? Trancher entre la participation du parti au prochain tour de table du gouvernement El Fassi et un passage à l’opposition.&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jamais depuis son retour à la majorité gouvernementale, en 1997, l’USFP ne s’était trouvée dans une situation pareille. A peine 38 sièges remportés aux législatives, mais surtout une cinquième place, soit quasiment la dernière parmi les gros partis et l’Istiqlal, éternel rival, qui se classe premier.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La tenue de ce conseil se présente donc comme l’occasion d’une véritable catharsis pour les militants, et une opportunité pour les voix contestataires de s’exprimer «dans le cadre des institutions du parti», conformément aux souhaits du numéro 1 du parti, Mohamed Elyazghi. Ce dernier avait-il le choix ? Depuis la publication des résultats, moult voix se sont élevées, au sein du parti, pour réclamer qui la refondation de l’USFP, qui un retour à l’opposition et qui, même, la démission du bureau politique et de son premier secrétaire, souvent les trois à la fois. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La tension s’est exacerbée au point que, dans un communiqué daté du 14 septembre, le secrétariat régional du parti à Tanger appelait publiquement le bureau politique à «présenter sa démission et à la tenue d’un congrès exceptionnel pour élire une nouvelle instance dirigeante». A l’origine de la colère des militants de Tanger, le fait que le parti ait imposé, pour la circonscription locale, sans l’aval de la base, des candidats dont le fils du premier secrétaire, Omar Elyazghi, et son directeur de cabinet au ministère de l’aménagement du territoire, Mohamed Benabdelkader, qui ont subi tous deux une cuisante défaite aux élections, alors que Mohamed Achboun, qui bénéficiait du soutien des bases mais qui n’avait pas reçu l’accréditation de l’USFP, a réussi à décrocher un siège sous l’étiquette SAP (sans appartenance politique), se classant troisième avec la bagatelle de 13,3% des voix contre seulement 1,7 % pour son «concurrent» USFP. Joint au téléphone par &lt;st1:personname productid="La Vie" st="on"&gt;La Vie&lt;/st1:PersonName&gt; éco, le secrétaire régional de l’USFP à Tanger, Mustapha El Karkri, est catégorique. Pour lui, «si l’USFP a perdu, c’est à cause des candidats parachutés par la direction, en plus des multiples atermoiements qui ont précédé leur désignation et qui ont énormément pénalisé la campagne. Pour rester conséquents avec la logique de l’Internationale socialiste, il faut que le bureau politique démissionne ! ». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’USFP victime des échecs du gouvernement ? &lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Même si ces candidatures ont posé problème, elles n’expliquent pas à elles seules la déconfiture du parti qui est passé de la première position en 2002, avec 50 sièges, à la cinquième en 2007, avec 38 sièges, derrière l’Istiqlal (52 sièges), le PJD (46 sièges), le Mouvement populaire (41 sièges) et le RNI (39 sièges). Cela, sachant que les résultats de 2002 eux-mêmes montrent une tendance à la baisse par rapport à ceux de 1997 (55 sièges). &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Détail non négligeable, bon nombre de grosses pointures de l’USFP ont essuyé un échec retentissant aux élections : Mohamed Achaâri et Nezha Chekrouni, tous deux membres du gouvernement sortant ; Driss Lachgar, président du groupe parlementaire sortant, ou encore des militants connus comme Abdelkabir Tabih, Mohamed Karam, Omar El Gharbaoui, etc. Comment expliquer cette défaite ? Au sein de l’USFP, on avance, entre autres explications, le fait que le parti a assumé le bilan du gouvernement dans son intégralité. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Al Ayam, le 15 septembre courant, Mohamed El Yazghi, se justifiant, assurait que l’USFP ne tient pas de «double langage» quand il s’agit de bilan. Décryptez : contrairement à l’Istiqlal, nous assumons tout et pas uniquement le bilan individuel de nos ministres. «Nous avons été les seuls à endosser courageusement le bilan du gouvernement. Nous avons même distribué lors de la campagne une brochure qui y était consacrée», ajoute pour sa part Abderrahman Amrani, membre du conseil national de l’USFP. «Les électeurs ne votent pas pour le passé et pour un bilan, quel qu’il soit, positif ou non. De plus, dans l’imaginaire du Marocain moyen, l’USFP représente à elle seule le gouvernement. Les attentes étaient grandes, nous étions une légende. La déception a été du même niveau. Tous les ratés du gouvernement ont été mis sur le dos de l’USFP et celle-ci a creusé le sillon en assumant tout», ajoute Hassan Tariq, ancien secrétaire général de &lt;st1:personname productid="la Chabiba" st="on"&gt;la Chabiba&lt;/st1:PersonName&gt; ittihadie. Son prédécesseur, Soufiane Khairat, va plus loin : selon lui, les gens sont désormais convaincus que l’USFP a atteint ses limites, donc pourquoi voter pour ce parti ? «Il fallait présenter un programme de rupture, pas de continuité. Résultat, nous avons perdu 500 000 voix en 5 ans», se désole-t-il.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pas assez de proximité et des ministres très critiqués&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Qu’en est-il des reproches très rudes et souvent fondés à propos de la gestion de certains départements comme la justice et l’éducation ? Les militants limitent leur portée et résument cela à une guerre médiatique. «C’est une stratégie sensationnaliste pour vendre. Prenez le ministère de l’éducation. Qui a parlé des réalisations: la réhabilitation de la philosophie, l’introduction de nouvelles matières...? Par contre, les journaux se sont concentrés sur les faits et gestes du ministre», estime Abderrahman Amrani.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sans amoindrir l’impact négatif qu’aurait pu avoir la presse indépendante sur l’USFP, Mohamed Sassi, le secrétaire adjoint du PSU (Parti socialiste unifié) et ancien membre de l’USFP, remarque que «c’est le prix de la démocratie. La presse a insisté sur l’USFP parce que c’est la force politique centrale. En contrepartie, l’USFP ne s’est pas comportée intelligemment. Au lieu de relever le niveau du débat, elle a mené une véritable guerre par articles interposés». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Selon plusieurs observateurs, toutefois, l’image du parti ne serait pas écornée seulement à cause des médias puisque les électeurs en auraient désormais une image différente. Ils perçoivent les candidats de l’USFP comme embourgeoisés et arrogants. «Il n’y a pas que le ministre et le parlementaire à l’USFP, il faut corriger cette image en misant sur la proximité», estime Aïcha Belarbi, membre du bureau politique du parti. Tous les militants s’accordent à le dire, il faut donner plus de pouvoirs aux instances régionales et locales et travailler davantage avec les associations locales. «Il n’y a qu’à voir le nombre de présidents de communes qui ont gagné aux élections», confie ce responsable du bureau politique. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cela étant, certains proposent des solutions plus radicales, la refondation du parti par exemple : Nasr Hajji, ex-ministre des télécoms, appelle au rassemblement de toute la gauche au sein d’un même parti. Tous réunis, les partis de la gauche ont décroché tout de même 77 sièges. Mohamed Sassi doute de la faisabilité de la chose : «C’est une excellente idée, sauf qu’elle ne sert pas les intérêts des dirigeants de ces partis qui tiennent tous à garder leurs positions. Si M. Elyazghi le voulait, il aurait accepté les courants au sein de l’USFP». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oui à une participation au gouvernement mais sous conditions&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Plus modéré, Soufiane Khairat appelle à un renouvellement au sein du parti : «Je ne parle pas uniquement des dirigeants, mais aussi des structures, désormais inefficaces. Il faut plus de démocratie interne, et plus de pouvoirs pour le conseil national et les instances régionales». Même son de cloche chez Hassan Tariq qui estime qu’il faut donner l’opportunité à de nouvelles figures, et surtout ne pas proposer aux ministères les profils qui ont perdu aux élections. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D’autres voix demandent à ce que le parti aille dans l’opposition. Lahbib Cherkaoui, un militant de longue date, a été le premier à l’exiger. Il estime qu’il faut «rejoindre l’opposition et provoquer un grand débat au sein du parti en convoquant tous les camarades qui ont gelé leurs activités pour préparer sérieusement l’échéance de 2009 et reconquérir les grandes villes - Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès, Tanger, Tétouan, etc.». L’économiste Larabi Jaïdi, membre du secrétariat national du parti, pose la question de savoir «comment l’USFP peut-elle renforcer le processus démocratique du pays ? En rejoignant le gouvernement ou en intégrant l’opposition ?». Avant d’émettre une idée : «A l’opposition, l’USFP ne va-t-elle pas réunir de meilleures conditions pour que l’opinion publique croit en la crédibilité de la démocratie et en la possibilité de régénérer des relais : les syndicats, l’implication de la jeunesse dans la politique, le rôle des instances locales ? » &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bien que l’option de l’opposition présente l’avantage d’être plus en cohérence avec la dégringolade de l’USFP et les résultats des autres formations politiques, elle peut cependant se révéler désavantageuse pour le parti de la rose. En attendant, même les partisans de la participation posent leurs conditions. «Nous estimons avoir un droit de regard sur la composition du futur gouvernement», assure Mohamed Marghadi, membre du secrétariat national. «Nous ne participerons pas au gouvernement s’il n’y a pas de solidarité, nous en avons fait l’expérience en endossant seuls le bilan du gouvernement, alors que d’autres se sont concentrés sur les réalisations individuelles», assure-t-il. Jeudi soir, alors que ces lignes étaient écrites, le conseil national devait trancher.... Probablement pour une participation au gouvernement, sous conditions.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-weight: bold;" id="info"&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-5593965113703738183?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/5593965113703738183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=5593965113703738183' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/5593965113703738183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/5593965113703738183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/usfp-le-moment-de-vrit-publi-dans-la.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-986757607150258166</id><published>2007-10-17T18:44:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:46:49.029Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h1&gt;Fraudes électorales : désaccord sur l’étendue du phénomène &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;&lt;i&gt;&lt;em&gt;Publié dans La Vie Eco du 21/09/2007&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 style="font-weight: bold; text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lavieeco.com/Politique/fraudes-electorales-desaccord-sur-letendue-du-phenomene&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;h2&gt;Des plaintes continuent d’être déposées auprès du Conseil constitutionnel.&lt;br /&gt;Le collectif associatif estime que le phénomène a été fréquent. Le CCDH atténue son ampleur&lt;br /&gt;Certains partis accusent l’Etat d’avoir été trop neutre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em id="txt"&gt;Si de l’aveu des formations politiques, des observateurs et de la presse étrangère les élections ont été honnêtes et transparentes côté administration, il n’en n’a pas été de même côté candidats. Depuis l’annonce des résultats, plusieurs parmi ces derniers, et pas seulement les recalés, ont dénoncé des irrégularités, dont l’utilisation d’argent, laissant présager un déferlement de plaintes auprès du Conseil constitutionnel. Les partis politiques sont en train de réunir le maximum de preuves en vue d’appuyer leur dossier : le PPS assure qu’il a déjà déposé trois plaintes et que quatre autres sont «dans le pipe», le Mouvement populaire en annonce trois, qu’il n’a pas encore déposées officiellement...&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Concernant la nature des fraudes, et comme l’on pouvait s’y attendre, la corruption détient la part du lion. Toutefois, l’on relève aussi des cas de manipulation des cartes électorales ou des bulletins de vote, des irrégularités dans les procès-verbaux des bureaux de vote et même des cas de violence physique ou de menaces pour empêcher les citoyens d’aller voter. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ici et là, on assiste à une pluie de contestations. Dans la circonscription de Taounate Tissa, par exemple, 14 candidats dénoncent des irrégularités et accusent les autorités locales de cautionner les agissements de candidats corrompus. Idem à Témara, où Nabil Benabdellah, actuel ministre de la communication, porte-parole du gouvernement et candidat malheureux aux élections, a été victime, ainsi que son équipe, de jets de pierre lors d’une réunion précédant le jour du scrutin. A Ben Ahmed dans la province de Settat, 13 candidats têtes de liste ont manifesté devant le siège local du CCDH. A Nador, ce sont également 14 têtes de liste qui contestent les résultats.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Champion toutes catégories de la contestation : le PJD. Aussitôt les résultats annoncés, la formation de Saâd-Dine Elotmani était montée au créneau pour dénoncer les manipulations. «Nous sommes en mesure de prouver que 10 sièges de plus nous reviennent de droit. Et cela, sans compter les circonscriptions où il s’en fallait de peu pour que le second de la liste passe. Je pense que nous aurions facilement pu obtenir 70 sièges, s’il n’y avait pas eu utilisation massive d’argent !», martèle Lahcen Daoudi, porte-parole du parti. Exagération ? L’avenir le dira.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une autre manière d’utiliser l’argent&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Même son de cloche, à un détail près, chez cet élu de Berrechid qui estime que ces cas de fraude remettent en cause le classement, mais pas les résultats des élections. «J’aurais pu me classer premier, mais un candidat adverse a bien retenu la leçon car il s’était classé deuxième la dernière fois. Cette année, il a distribué suffisamment d’argent pour s’assurer la première place». Et de préciser que l’argent a joué un plus grand rôle lors des législatives 2007 que dans celles de 1997 et de 2002. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) n’est pas du même avis. Dans son rapport, cette dernière souligne que «la stratégie de l’utilisation d’argent par certains candidats s’est avérée contreproductive, au moins deux des candidats perdants en sont la preuve» (circonscription Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi). En effet, selon la directrice du programme de l’observation des élections de l’OMDH, Amina Bouayache, «beaucoup de personnes qui ont reçu de l’argent ne sont finalement pas allées voter. Les gens ont maintenant une conscience politique, cela explique aussi en partie le faible taux de participation aux élections». D’un autre côté, l’OMDH révèle que, pour les élections 2007, l’argent n’a pas été utilisé de manière directe. Les candidats véreux ont eu plutôt recours à des intermédiaires allant à la rencontre des gens dans les lieux fréquentés : épiceries, téléboutiques, etc. Les promesses qu’ils font miroiter aux électeurs ? De l’argent liquide ou des services : financer un mariage, une circoncision, etc. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour sa part, le collectif associatif pour l’observation des élections, qui a mobilisé 3 210 observateurs, a distingué dans son rapport préliminaire trois catégories de fraudes observées : celles survenues pendant la pré-campagne (festins, financement de fêtes, services rendus aux citoyens, inaugurations de projets locaux), celles pendant la campagne électorale (usage d’argent, insultes, violences physiques, promesses à des fins électorales, exploitation de biens publics) et, enfin, les manœuvres le jour du scrutin. Le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), qui a piloté l’opération d’observation, a pour sa part publié un rapport préliminaire moins alarmiste.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tout en indiquant que «les élections se sont déroulées dans des conditions normales d’honnêteté, de transparence et de neutralité de la part de l’administration», le conseil affirme n’avoir relevé que des cas limités d’irrégularités en dehors des bureaux de vote, notamment l’utilisation d’argent et la poursuite de la campagne le jour même du scrutin. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Excès de zèle chez certains fonctionnaires&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Pour M’hammed Grine, candidat malheureux du PPS, l’argent n’a pas été le nerf de la guerre, cette fois-ci. «Ce qui a le plus joué, explique-t-il, c’est le faible taux de participation». Il appelle ainsi à une réforme du système d’octroi des cartes d’électeurs. «Le grand chantier à ouvrir, c’est celui des listes électorales. Il faut prendre le fichier des cartes nationales et inscrire systématiquement les citoyens dans leur circonscription de naissance», assure-t-il. Le rapport de l’OMDH soulève lui aussi que si 75% des cartes d’électeurs ont été retirées, les électeurs n’ayant pas pu le faire ont eu des difficultés à identifier le bureau de vote.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mis à part le zèle de certains fonctionnaires, comme les moqaddems, qui ont cru bon de distribuer des cartes d’électeurs à domicile - ce qu’ils n’ont pas le droit de faire -, l’Etat a observé une position de neutralité durant tout le processus. Un peu trop neutre, au goût de certains candidats. Ainsi, ce député USFP parle, lui, de «neutralité négative». «Le jour du scrutin, explique-t-il, les sous-fifres de mon concurrent se sont postés devant les bureaux de vote. Ils ont même utilisé des cartes que les électeurs n’avaient pas retirées pour les remettre aux personnes à leur solde». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rappelons que la loi (voir encadré) donne aux partis un délai de 15 jours à partir de la date de la proclamation du résultat pour déposer leurs recours. Et ce sera au Conseil constitutionnel de dire s’il y a eu ou non fraude et de décider de l’annulation ou non du siège concerné.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Face à ces protestations, le ministère de l’intérieur n’a pour le moment pas pris position. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-weight: bold;" id="info"&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-986757607150258166?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/986757607150258166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=986757607150258166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/986757607150258166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/986757607150258166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/fraudes-lectorales-dsaccord-sur-ltendue.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-1946668231342885975</id><published>2007-10-17T18:40:00.001Z</published><updated>2007-10-17T18:44:38.786Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h1&gt;Mohamed Sassi, le candidat «ould l’houma»&lt;/h1&gt;&lt;br /&gt;&lt;h1 style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Publié dans  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Vie Eco&lt;/span&gt; du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic;"&gt;&lt;em&gt; 31/08/2007&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 style="text-align: center; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Lien: http://www.lavieeco.com/Politique/mohamed-sassi-le-candidat-ould-lhouma)&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;    &lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le numéro deux du PSU mène la bataille dans la «circonscription de la mort» : Rabat-Océan.&lt;br /&gt;Des poids lourds pour adversaires, un budget très serré, Sassi joue sur son appartenance au quartier.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h2&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em id="txt"&gt;Dimanche 26 août, 11h. Branle-bas de combat au siège du PSU (Parti socialiste unifié) à Rabat. Remporter la «circonscription de la mort» (Rabat-Océan) ne va pas être facile pour le candidat Mohamed Sassi : en face de lui se trouvent des candidats rodés au processus électoral. Cela étant, Najib Akesbi, n°2 de la liste, tempère : «Je suis confiant. Le PJD que nous redoutions a choisi un candidat autre que celui plébiscité par sa base, l’USFP a procédé à un changement de candidat à la dernière minute et l’image du MP est brouillée. Je pense que nous aurons au moins assez de voix pour faire passer la tête de liste.»&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans l’appartement qui fait office de QG de campagne, les militants sont fébriles. Ce deuxième jour est déterminant car la campagne ne comprend que deux week-ends où les partis peuvent toucher le maximum de citoyens. De plus, une équipe de télévision est attendue aujourd’hui. Sur le terrain, le programme de la journée se résume à une seule action : distribuer des tracts. Une première équipe va se diriger vers un souk et fera les cafés et les grandes surfaces, tandis qu’une deuxième organisera une marche sur les grands boulevards du quartier Agdal. «Lors de cette première phase, notre objectif est de faire circuler l’information. Il faut que, dans les deux jours qui viennent, notre liste soit connue de tous», explique M. Sassi. Le reste de la campagne sera consacré au porte-à-porte, en petits comités. Pour y arriver, l’équipe s’est scindée en trois groupes. Le premier opère à Yacoub El Mansour, où se concentrent les deux tiers de la population votante, le second à Rabat-Agdal et le dernier au quartier l’Océan.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;13 heures. L’équipe de télévision est enfin là. M. Sassi adresse ses directives aux militants, non sans encouragements : «Nous progressons vers la victoire. Mais soyez très prudents. Si vous croisez d’autres candidats, cédez-leur la place. Soyez courtois envers les citoyens, n’insistez pas si quelqu’un déchire les tracts ou vous insulte. Gardez votre sang-froid, quoi qu’il arrive». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes désabusés et agressifs&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Après cette mise au point, direction Souk Laghzel, le très fréquenté marché aux puces de la capitale, dans le quartier Yacoub Al Mansour. Postés à l’entrée du souk, les militants distribuent les tracts et engagent parfois la discussion avec les citoyens. «Votez pour nous. Vous connaissez Mohamed Sassi ? Il est du quartier, c’est un oueld douar, comme nous tous», tentent de convaincre les militants. Ici, Sassi joue la carte de la notoriété locale, même s’il martèle que sa campagne n’est pas personnalisée. «Il est vrai que dans les quartiers les plus populaires, nous sommes obligés d’avoir recours à ce type d’arguments, mais jamais aux dépens de notre programme. Si je peux faire passer les idéaux de notre parti grâce à ma popularité, c’est tant mieux», avoue-t-il. D’autant plus que Yacoub El Mansour est le quartier natal de Mohamed Sassi, où il jouit d’une côte de popularité certaine. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La réceptivité des citoyens varie selon leur âge et le quartier où ils habitent. De l’aveu des militants, les habitants de l’Agdal, de Hay Ryad et des quartiers moyens sont réceptifs, tandis que ceux des quartiers pauvres et les jeunes le sont beaucoup moins. Si la pauvreté et le faible niveau d’instruction expliquent la réaction des habitants des quartiers populaires, qu’en est-il des jeunes ? «Ils ont des préjugés sur tous les partis politiques parce qu’ils ont une mauvaise image de l’homme politique marocain. Ont-ils tort ? J’ai bien peur que non. Les jeunes sont désabusés à cause de l’opportunisme, des promesses en l’air (éradication du chômage, par exemple), du clientélisme, etc.», analyse M. Sassi. Et, parfois, ils deviennent même agressifs, comme le confie un militant : «Hier, c’était le premier jour de campagne, des jeunes m’ont insulté et jeté les tracts à la figure». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un budget de 200 000 DH !&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;em&gt;Le reste de la population se partage entre sceptiques (très nombreux) et personnes acquises à la cause du PSU - peu nombreuses. Dans le lot, un certain nombre sont des déçus de l’USFP ; si cela peut jouer en sa faveur, cela peut parfois être un handicap. Pour preuve, le témoignage de ce militant qui assure s’être fait rabrouer par un citoyen à la vue du mot «socialiste» sur le tract ! &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;15 heures. Les militants font une pause déjeuner. «Ils se prennent totalement en charge. Nous ne les payons pas 100 ou 200 dirhams comme le font certains partis. C’est contraire à nos principes», assure Fatim-Zahra Chafiîi, responsable du budget. Une question de principe, donc, mais également de moyens. Le compte bancaire destiné à financer la campagne contient à peine 108 844,75 DH. On table sur quelques promesses de dons pour atteindre 200 000 DH mais c’est tout. Un budget très faible qui pénalise énormément la campagne de M. Sassi, selon les dires de sa trésorière. Pour boucler le financement, tous les moyens sont bons : le candidat aurait même proposé de vendre sa voiture. Mais, en attendant, il faudra se serrer la ceinture: les tracts sont distribués avec parcimonie, les militants ont acheté des téléphones portables à 75 DH et profitent d’une offre de gratuité des communications. On leur propose même de payer le tee-shirt portant le logo du parti qu’ils utilisent pour la campagne. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;17 heures. L’équipe se retrouve au QG du parti. Avec leurs tracts, les militants se dirigent vers les grandes surfaces. M. Sassi a prévu de rencontrer quelques sympathisants qui jouissent de la confiance de leurs voisins et qui pourraient les convaincre. Ses arguments pour les séduire ? Sa réputation avant tout. En chemin, il s’arrête pour s’enquérir du travail des militants et s’entretenir avec les citoyens qui ont demandé à le rencontrer. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;21h10. Tout le monde se retrouve au siège du parti pour la séance de débriefing. Au menu, un récapitulatif des activités menées la journée et quelques propositions pour rendre la campagne plus efficace. Le lendemain sera consacré encore une fois à la distribution des tracts, puis viendra l’étape du porte-à-porte. C’est encore la phase tranquille de la campagne, nous dit-on au QG. A compter du 27 août, les actions vont s’intensifier.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-weight: bold;" id="info"&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-1946668231342885975?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/1946668231342885975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=1946668231342885975' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/1946668231342885975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/1946668231342885975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/mohamed-sassi-le-candidat-ould-lhouma_17.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-2610288908837444585</id><published>2007-10-17T18:38:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:39:31.379Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lien article publié dans "El Ennasim" (réalisé en Egypte)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="a"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;a href="http://www.cfpj.com/cfj/prod/mag/El-Nessim/El-Nessim-15-aux-coeurs-du-souk.pdf"&gt;www.cfpj.com/cfj/prod/mag/El-Nessim/El-Nessim-15-aux-coeurs-du-souk.pdf&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-2610288908837444585?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/2610288908837444585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=2610288908837444585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/2610288908837444585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/2610288908837444585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/lien-article-publi-dans-el-ennasim.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-7312341873417850261</id><published>2007-10-17T18:33:00.000Z</published><updated>2007-10-17T18:52:59.775Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;"Les Palestiniens sont passés de victimes à coupables"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: normal;"&gt;(Interview de René Backmann, rédacteur en chef au Nouvel Observateur)&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;L'Economiste du 13/03/2007&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;color:red;"   &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;René Backmann a animé une conférence à l’Institut supérieur d’information et de communication (ISIC, Rabat) où il a présenté son livre «Un Mur en Palestine». Son enquête démontre que le mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens est plus un barrage contre la paix qu’un moyen de protection antiterroriste.&lt;/span&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· L’Economiste: «Il est là, à &lt;st1:metricconverter productid="5 mètres" st="on"&gt;5  mètres&lt;/st1:metricconverter&gt; de la boutique. Gris, massif, plus invulnérable qu’un char d’assaut, deux fois plus haut que le défunt mur de Berlin (…) il coupe la route de Jéricho (…) se glisse entre les immeubles résidentiels (…) escalade les collines, tranche le paysage (…)». C’est la description que vous faites du mur dans votre livre. Que cache ce mur? A quoi sert-il réellement? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- René Backmann: Il sert, pour les Israéliens, à tracer une nouvelle frontière entre eux et le territoire de l’Etat de Palestine, si celui-ci existe un jour. Une nouvelle frontière qui rend cet Etat de plus en plus petit et de moins en moins viable. Il leur sert aussi à affirmer une volonté de faire des choix unilatéraux, de proclamer par des gestes et non par des mots, que négocier n’a plus de sens.&lt;br /&gt;S’il avait été bâti en territoire israélien et le long de la vraie frontière, il mesurerait, comme cette vraie frontière environ &lt;st1:metricconverter productid="325 km" st="on"&gt;325 km&lt;/st1:metricconverter&gt; (longueur de &lt;st1:personname productid="la Ligne" st="on"&gt;la Ligne&lt;/st1:personname&gt; d’armistice de 1949, appelée Ligne verte). En fait, une fois fini, il mesurera plus de &lt;st1:metricconverter productid="650 m" st="on"&gt;650 m&lt;/st1:metricconverter&gt;. Il dessine à l’intérieur de &lt;st1:personname productid="la Cisjordanie" st="on"&gt;la  Cisjordanie&lt;/st1:personname&gt; de très amples et profonds méandres, pour contourner et annexer de fait à Israël la majorité des colons de Cisjordanie.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Les critiques fusent sur ce mur. Quels dangers représente-t-il pour la paix?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Il constitue, à mes yeux, un danger majeur. Un obstacle de taille pour la paix. D’abord, parce ce qu’il complique encore des discussions éventuelles. Ensuite, parce qu’il génère, chez les Palestiniens, des injustices, des frustrations, des révoltes génératrices de violence. Et enfin, parce qu’il complète et parachève la colonisation de &lt;st1:personname productid="la Cisjordanie" st="on"&gt;la Cisjordanie&lt;/st1:personname&gt;, entreprise depuis 1967 par les Palestiniens. Par dessus tout, parce que, quand on veut négocier, on doit se voir, se rencontrer, se parler. Or, à travers un mur, rien de tout cela n’est possible.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Vous estimez que le mur n’a eu qu’un moindre impact sur la sécurité des Israéliens. Comment cela?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- La construction de la première partie du mur a coïncidé, grosso modo, avec la trêve des attentats décidée par toutes les organisations -islamistes armés comprises- après l’élection de Mahmoud Abbas. Il est donc difficile de dire si les attentats n’ont pas eu lieu grâce au mur ou grâce à la trêve. Par ailleurs, depuis que le mur et la barrière existent (car il y a parfois barrière, parfois mur), aucun terroriste n’a été arrêté sur le mur, selon les statistiques israéliennes.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Dans votre livre, vous parlez de «camouflage sémantique» des deux parts. Pouvez-vous nous donner des exemples? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Je parle de «camouflage sémantique» à propos de «l’administration civile» israélienne. Car cette dénomination cache en fait la branche de l’armée chargée d’administrer les territoires occupés. C’est donc une administration qui, malgré son nom, n’a rien de civil.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Comment interprétez-vous l’inaction de la communauté internationale? Et pis, celle des Etats arabes?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Elle révèle la solitude, l’abandon, dans lesquels se trouvent les Palestiniens. En fait, malgré la rhétorique habituelle du monde arabe sur les «frères» palestiniens, ils ne sont pas mieux traités par les Occidentaux que par leurs «frères». Cela dit, l’Europe, même si elle est loin d’être irréprochable dans ses choix et son inaction, est le principal bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne.&lt;br /&gt;Cette passivité générale s’explique de mille façons. L’une des raisons, à mon sens, tient à l’attaque du 11 septembre: tout à coup, aux yeux des Américains, les Palestiniens ont cessé d’être des gens combattants pour leurs droits pour devenir des terroristes acharnés contre un ami de l’Amérique. Sharon a très habilement joué de ça en affirmant que Yasser Arafat était la version locale de Ben Laden et qu’Israël participait à sa façon à la guerre contre le terrorisme. Il faut admettre qu’en passant de la guerre des pierres à la deuxième Intifada, avec l’usage des armes et les attentats suicides, les Palestiniens ont changé d’image aux yeux de l’opinion internationale. De victimes, ils sont devenus coupables. Coupables d’actes de terrorisme. Ce qui a encore augmenté leur isolement et leur vulnérabilité.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Comment a été réalisée l’enquête?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Je me suis efforcé de rencontrer, des deux côtés du mur, chez les Israéliens comme chez les Palestiniens, tous les protagonistes de ce dossier. Côté israélien: ceux qui l’ont décidé, conçu, construit, protégé. Mais également, les personnes qui s’y sont opposés et celles qui en bénéficient. Côté palestinien : ceux qui en souffrent, dont la vie a été bouleversé, et finalement les Palestiniens qui se sont battus contre le mur, sur le terrain ou devant les tribunaux.&lt;br /&gt;A côté de cela, je me suis efforcé de me procurer tous les documents déjà écrits sur le mur: livres, dossiers, articles. J’ai consulté les sites web des deux côtés, comme du côté des Nations unies, qui éditent des cartes de très bonne qualité. Et ensuite, j’ai croisé tout cela avec mes informations glanées sur le terrain pour accumuler des éléments solides, aussi rigoureux et incontestables que possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;" class="MsoNormal"&gt;  &lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: auto;" size="2" width="100%"&gt;&lt;b&gt;Parcours&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: left;"&gt;René Backmann est rédacteur en chef au Nouvel Observateur où il s’occupe du service étranger. Cela fait 25 ans qu’il couvre l’actualité du Proche-Orient. Il est diplômé du Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ, 1964). Engagé, il a beaucoup écrit sur la répression qui touche les milieux de gauche et de l’évolution des forces de police. Il a publié un recueil d’articles sur ce sujet:  «Les Polices de &lt;st1:personname productid="la Nouvelle Société" st="on"&gt;la Nouvelle Société&lt;/st1:personname&gt;» (F. Maspero, 1971).&lt;br /&gt;Il commence à traiter du conflit israélo-arabe à partir de février 1983. En outre, il est l’ami personnel d’Elias Sembar.&lt;br /&gt;René Backmann a reçu le prix de &lt;st1:personname productid="la Fondation Mumm" st="on"&gt;la Fondation Mumm&lt;/st1:personname&gt; (1991) pour son enquête sur «L’islam et les financiers de l’intégrisme». Il est le coauteur des médias et l’humanitaire (CFPJ éd. 1996). Le livre qu’il a présenté au Maroc, «Un mur en Palestine», est une enquête sur le mur et les barrières érigés par Israël en Cisjordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Propos recueillis par&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-7312341873417850261?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/7312341873417850261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=7312341873417850261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7312341873417850261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7312341873417850261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/10/les-palestiniens-sont-passs-de-victimes.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-9140407257072453306</id><published>2007-03-03T11:55:00.000Z</published><updated>2007-03-03T11:58:16.595Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" border="0" cellpadding="1" cellspacing="2" width="95%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr style="font-weight: bold;"&gt;&lt;td class="titrerougegrand"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Presse/Economie&lt;br /&gt;La censure n’est plus politique!&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; L'Economiste 18/01/2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td class="textearticle"&gt; &lt;b&gt;«Gouvernance», «compétitivité», «flexibilité», etc. Que de vocabulaire propre à l’économie repris largement par les journaux. Pascal Durand, écrivain et professeur belge, pense que c’est une nouvelle forme de langue de bois. Il appelle cela «la censure invisible». C’est le thème d’une conférence qu’il a animé à l’Institut supérieur de l’Information et de la communication (Isic) à Rabat.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· L’Economiste: Vous préparez un livre qui répertorie 150 expressions de langue de bois journalistique. Quelles sont les plus fréquentes?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Pascal Durand: La langue de bois ne concerne pas le seul discours journalistique, mais l’ensemble du discours politique. L’économisme ambiant tend à imposer l’entreprise, le marché, le libre-échange comme normes non seulement économiques, mais également sociales, et réduit donc la politique à une gestion ou à une administration de ressources. De cet économisme témoignent par exemple des mots ou expressions tels que «capital humain», «globalisation», «employabilité», «compétitivité», «flexibilité», «plan stratégique», etc. Un autre répertoire très prégnant est celui qui tend à imposer au personnel politique et à leur programme le vocabulaire de l’expertise et de la technologie: le mot le plus significatif à cet égard est celui de «gouvernance», importé du lexique du management et de la gestion des entreprises. Cette «gouvernance» réduit l’action politique à l’organisation technocratique de «solutions» à des «problèmes», tels que le chômage par exemple. Dans le même sens, l’argument le plus souvent entendu pour justifier la vision «expertocratique» du pouvoir est celui de la «complexité» ou d’un «monde de plus en plus complexe», dans lequel l’action politique consiste à administrer rationnellement un Etat réduit à un système, à des rouages, à des fonctionnements mécaniques.&lt;br /&gt;Cette double imposition du discours de l’économie et de l’expertise est l’un des dangers qui menacent la démocratie. La chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’utopie communiste, la montée en puissance d’un hypercapitalisme planétaire ont en quelque sorte trouvé leur répondant dans un lexique qui traduit une vision politique froide, mettant le citoyen en congé de la sphère publique.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Lors de votre conférence, vous avez dit qu’il ne faudrait pas que «la censure invisible» remplace la censure politique au Maroc. Qu’entendez-vous par là?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Ce que j’appelle «censure invisible» est la soumission inconsciente à ce qu’il est convenu d’appeler une «pensée unique», s’exprimant dans un vocabulaire et un mode de construction du monde. Si la presse au Maroc conquiert sa liberté politique, se modernise en suivant l’exemple de la presse européenne et française en particulier, il ne faudrait pas que sa modernisation l’incite à donner dans tous les clichés de la pensée dominante, telle qu’elle s’est imposée dans les démocraties postindustrielles. La modernité en Europe a sa face d’ombre: celle de l’économisme tout puissant. Et l’important serait que journalistes marocains et journalistes d’Europe conjuguent leurs efforts pour lutter contre la réduction de la presse, non plus à une officine du pouvoir politique, mais à une officine au service d’une pensée de marché.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Le débat au Maroc est encore limité à la censure politique. Qu’en est-il de la censure, plus insidieuse, que pose les impératifs commerciaux?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- La dissociation entre politique et économie constitue l’un des effets de censure ou d’occultation les moins vus, parce qu’elle tend aujourd’hui à s’imposer comme allant de soi. Economie et Etat ne sont pas deux forces opposées ou extérieures l’une à l’autre: du politique est en jeu dans les choix économiques, et toute économie est politique. Ceci étant dit, l’erreur serait de s’en tenir à la censure proprement politique, au poids du pouvoir gouvernemental.&lt;br /&gt;La presse, les médias, l’école, l’université sont aussi les cibles d’une surveillance proprement économique, prenant la forme tantôt d’un projet de refonte relevant d’une froide rationalité économique (rationalisation, libéralisation, privatisation, etc.), tantôt de la compétition proprement commerciale dans laquelle ces institutions, dont la presse, se trouvent plongées. L’effet de cette compétition ne contribue pas, contrairement à l’opinion reçue, à une diversité de l’offre médiatique, mais au contraire à une chasse à l’audience, au succès qui font que les mêmes recettes sont mises en oeuvre. Le monde des médias tend ainsi de plus en plus à se modeler sur celui d’une information commerciale, destinée à séduire le plus grand nombre, au profit des annonceurs qui contribuent au financement des journaux.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;· Au Maroc, la majorité des ressources d’un journal francophone proviennent de la publicité. Dans ce contexte, comment s’affranchir du contrôle des annonceurs?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Un journal financé par la publicité vend des lecteurs à des annonceurs, autant qu’il vend de l’information à ses lecteurs. Le contrôle des publicitaires sur le journal passe moins par des pressions directes sur les thématiques abordées dans le journal que par une pression indirecte. Celle de la course à l’audience, au sensationnel, au spectaculaire, à l’information spectacle plus qu’à l’information construite, recoupée, distanciée.&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;center&gt;Bio’express&lt;/center&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;PASCAL Durand est professeur à la faculté de philosophie et de lettres de l’Université de Liège. Il enseigne la sociologie des institutions culturelles et les théories critiques de l’information.&lt;br /&gt;Pascal Durand est aussi écrivain, poète. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les médias dont «Médias et censure, figures de l’orthodoxie» (Editions de l’Université de Liège) , «La Censure invisible» (Actes Sud, 2006) et «La Censure de l’imprimé « (2006). Il prépare actuellement un livre où il répertorie 150 expressions de langue de bois journalistique et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Propos recueillis par&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-9140407257072453306?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/9140407257072453306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=9140407257072453306' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/9140407257072453306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/9140407257072453306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/03/presseeconomie-la-censure-nest-plus.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-7195598633626246489</id><published>2007-03-03T11:46:00.001Z</published><updated>2007-03-03T11:53:33.991Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;table border="0" cellpadding="1" cellspacing="2" width="95%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="titrerougegrand"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre des Roches-Noires: Quel spectacle!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;L'Economiste du 28/02/2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt; &lt;tr align="justify"&gt; &lt;td class="textearticle"&gt; &lt;b&gt; · Un show annulé au bout de plusieurs jours de préparation&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;·  Loupés dans la sono, l’alimentation électrique…&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;·  Une véritable débâcle aux frais du contribuable &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 11 février, Théâtre Mohammed VI, Les Roches-Noires à Casa, en milieu de matinée. Une soixantaine de jeunes artistes sont sous le choc. On vient de leur annoncer l’annulation du spectacle qu’ils préparaient depuis 12 jours.&lt;br /&gt;L’émotion est palpable, un fonctionnaire se cherche un prétexte et ose la provocation. «Vous ne voulez pas travailler!», lance-t-il en sortant du théâtre. Il fuira finalement escorté par la police. Mahmoud, un styliste marocain, arrache des murs les listes des ordres de passage pour les répétitions. Le metteur en scène affirme que c’est la première fois dans sa longue carrière qu’il est obligé d’annuler un spectacle. Les Marocains se sentent tout petits. «C’est le genre de choses qui n’arrivent que chez nous», lancent-ils, dépités. Les raisons de l’annulation: une défaillance dans le système électrique. En début de journée, Damien, ingénieur lumière, a été électrocuté, sans graves séquelles heureusement.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;·  Pas de plans&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est presque 14 heures, moment de la dernière répétition générale précédant la présentation de 20h30. L’équipe a déjà cumulé beaucoup de retard, depuis son arrivée à Casa quatre jours auparavant. Le matériel adéquat n’arrive toujours pas. Jean-Michel Frère, le metteur en scène, s’impatiente: «Même si le problème technique est réglé, pensez-vous qu’artistiquement c’est faisable?», s’adresse-t-il à la troupe. «Généralement, c’est la technique qui s’accommode à l’artistique; là, c’est le contraire», lance Momo Merhari, de l’association L’EAC L’Boulevard, coorganisateur partenaire de «Naïda». Il fait référence au problème de sonorisation qui n’avait toujours pas été réglé. Autre exemple: le metteur en scène avait demandé les plans de la salle pour élaborer la scénographie; le théâtre n’en disposait pas.&lt;br /&gt;Le directeur du théâtre, Hicham Abkari, s’en défend: «C’est à l’organisateur de procéder au “repérage”: au moyen d’un rayon laser, ils prennent les mesures pour élaborer un croquis qui servira pour la scénographie». Rappelons que ce théâtre a coûté la bagatelle de 65 millions de dirhams et qu’il aura fallu 15 ans pour le construire, à cause des multiples arrêts de chantier dus à la mauvaise gestion du dossier par l’ex-président de la Commune, Abdelmoughit Slimani.&lt;br /&gt;Qui est le responsable de la débâcle? Tout le monde se rejette la responsabilité. Hicham Abkari estime que sa salle répond aux normes techniques. «Des bureaux d’études l’ont attesté», renchérit-il. Selon lui, si problème il y a, il provient du matériel loué. Décryptez: du prestataire de service auquel on a confié le marché.&lt;br /&gt;Ce dernier se défend d’être tenu pour responsable: «ils veulent un bouc émissaire; le plus facile est de tout coller sur la société privée», confie un responsable sur les lieux. C’est le ministère marocain de la Culture qui a procédé au choix du prestataire de service. «Une commission a choisi la société, sur la base de la fiche technique fournie par le Bureau international de la jeunesse -BIJ, partenaire belge. Notre critère était la recherche du meilleur rapport qualité/prix. On s’est adressé à des professionnels qui ont fait leurs preuves», déclare Amal Saïd, responsable du ministère de la Culture. Pourtant, selon nos sources, des sociétés plus qualifiées ont été proposées, mais le ministère a préféré s’en tenir à son choix.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;·  Déception&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté du BIJ, la déception est manifeste. La directrice, Laurence Hermand, tente d’obtenir une décharge du ministère attestant qu’il n’y a aucun risque d’électrocution, mais personne apparemment n’est prêt à prendre ce risque. Elle positive quand même: «L’important, c’est la rencontre. Le spectacle n’est que la cerise sur le gâteau». Ce qui ne l’empêche pas de fondre en larmes sous le coup de l’émotion.&lt;br /&gt;Durant le débriefing de la soirée, Mounia Nejjar, directrice du Livre au ministère de la Culture, apporte une lueur d’espoir: «Je vous fais la promesse solennelle que le spectacle aura lieu, d’abord en Belgique en juillet 2007, puis au Maroc, en septembre de la même année, au Théâtre Mohammed-V à Rabat». En attendant, c’est l’argent du contribuable qui n’a servi à rien. Le ministère de la Culture a pris en charge la totalité des frais (hébergement, matériel, nourriture, etc.) de 60 artistes, excepté les billets d’avion. Un responsable du ministère a même osé déclarer: «On a tout l’avenir devant nous pour faire le spectacle». Sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;center&gt;Ce que vous avez raté&lt;/center&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Naïda, c’est une soixantaine d’artistes: des danseurs, chanteurs, musiciens, circassiens stylistes et vidéastes de différents pays. Ils viennent du Maroc, de Belgique, mais aussi d’Algérie et de Tunisie. Leur objectif: créer en douze jours un spectacle pluridisciplinaire sur le thème «entre tradition et modernité», encadrés par Jean-Michel Frère, metteur en scène belge. Un projet coorganisé par le ministère marocain de la Culture, par le Bureau international de la jeunesse (de Wallonie-Bruxelles) et l’association l’EAC l’Boulevard. Il est organisé en parallèle avec le Salon international de l’édition et du livre (Siel), dont la Belgique est l’hôte d’honneur cette année. Du 1er au 12 février, les jeunes artistes ont créé un spectacle inédit en 14 tableaux qui devait être présenté le 11 février au Théâtre Mohammed VI (voir article). De l’aveu des organisateurs et des journalistes qui ont assisté à la première grande présentation au centre aéré Moulay-Rachid, où se préparait le spectacle, le résultat allait être prometteur. Et pour cause : une équipe soudée, des idée fraîches et une bonne volonté manifeste. Mais le sort on en a voulu autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH &lt;/p&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;              &lt;tr align="justify"&gt;                &lt;td colspan="2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-7195598633626246489?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/7195598633626246489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=7195598633626246489' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7195598633626246489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7195598633626246489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/03/thtre-des-roches-noires-quel-spectacle.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-4242144123192769829</id><published>2007-02-16T11:51:00.000Z</published><updated>2007-02-16T11:53:25.949Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Délais de paiement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La grille des mauvais élèves en Europe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(L'Economiste du 1/2/2007 )&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;·&lt;/strong&gt; Analyse de l’Observatoire des paiements en France&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Si le contrat est muet, le délai est de 30 jours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Un remède? Systématiser les intérêts de retard!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin d’être une exception, ne pas régler son fournisseur à temps est devenu presque la règle. C’est ce que révèlent en substance les conclusions du Rapport 2006 de l’Observatoire des délais de paiement en France. Les PME marocaines connaissent bien ce phénomène qui n’est pas spécifique à l’environnement des affaires au Maroc.&lt;br /&gt;Dans son rapport 2006, l’Observatoire propose des mesures draconiennes pour assainir la situation. Le crédit client (délai de paiement) reste toujours une clause découlant de la négociation commerciale. Si rien ne figure sur le contrat, la loi fixe automatiquement 30 jours. Pourquoi 30 jours? Pour protéger les petites entreprises qui, par leur fragilité, sont les premières exposées au risque de mortalité en cas de défaillance d’un gros client. Le législateur français a prévu le principe de pénalités de retard pour mettre fin à l’impunité de mauvais payeurs, du moins, ceux de mauvaise foi. Tout est mis en œuvre pour protéger les plus «faibles» et les plus fragiles. Ainsi, une circulaire de Bercy (ministère des Finances en France) interdit au fisc de vérifier une PME ou TPE (toute petite entreprise) auxquelles l’Etat doit de l’argent. Ça fait rêver non? Les experts de l’Observatoire de paiements rappellent que les pénalités de retard doivent être systématisées. Facile à dire qu’à faire car, dans les pratiques commerciales, facturer les intérêts de retard à son client n’est pas toujours aisé, reconnaissent les auteurs du rapport de l’Observatoire des paiements. En effet, les entreprises redoutent de perdre des clients en leur imposant des pénalités. Résultat: seuls 11% des entreprises facturent les retards dans l’Hexagone. Cela fait de la France, avec le Royaume-Uni, le plus mauvais élève en la matière en Europe.&lt;br /&gt;La deuxième raison de l’assainissement du comportement de paiement interentreprises est d’ordre fiscal. En cas de contrôle, l’administration peut reclasser le retard de règlement de clients en crédit gratuit. Auquel cas, il faudra régler l’impôt sur des intérêts théoriques sur les montants concernés. Cette épée de Damoclès est un moyen de contraindre les entreprises à mettre la pression sur leurs fournisseurs.&lt;br /&gt;Selon le rapport, tout se joue les premiers jours: après la signature et quand approche le payement. Pour éviter le piège en amont, la solution est la formation des commerciaux et l’introduction d’un système de primes. En aval, il faudrait que l’entreprise réagisse avant la date fatidique du payement, et non après, comme à l’accoutumée. L’idée est de demander une «Check-list», la liste de ce qu’attend l’entreprise cliente bien avant l’envoi de la facture. De cette manière, plus question pour le client d’arguer un oubli du fournisseur pour différer le payement.&lt;br /&gt;Autre constat: «les entreprises ne sont pas bien armées pour résoudre les problèmes de délais». La solution préconisée est de mettre en place une aide technique, entre autres, orienter les entreprises vers des logiciels de gestion commerciale, former des cabinets à la gestion du risque et du crédit client, etc.&lt;br /&gt;Pour motiver les clients, l’Observatoire propose aux entreprises de leur accorder des «remises» s’ils payent par anticipation. Une initiative qui peut s’avérer payante. En ce qui concerne les banques, le rapport suggère de créer des guichets «risque et crédit client» chargés de solutions concrètes (check-list, assurance, affacturage, etc.). Mais le point d’orgue pour le rapport est de «faire des collectivités publiques les meilleurs payeurs», afin qu’elles montrent l’exemple. C’est même repris à deux reprises dans le document. Pour atteindre cet objectif, une série de recommandations. Ainsi, pas de retard de mise en paiement sans explication, les justificatifs pour le paiement doivent être «simplifiés et dématérialisés». Il ne faudrait également pas suspendre le délai sans prévenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Modifications de la loi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au niveau de la réglementation qu’il faut intervenir, suggèrent les experts. Cela dit, le Rapport précise qu’avant d’introduire de nouvelles lois, il convient déjà d’améliorer celles qui existent. Au niveau du contrat, préciser le délai de paiement usuel pour chaque secteur et publier celui qui est abusif. Aussi, les grandes entreprises pourraient rendre public leur délai de paiement. L’idée est que chaque enseigne nomme un «Monsieur/Madame PME» organisant les relations avec les PME. Quant aux pratiques abusives, «il faudrait recenser, puis interdire celles qui retardent le point de départ des délais de paiement».&lt;br /&gt;En Europe, il existe un rapport proportionnel entre la longueur des délais de paiement interentreprises et celles de l’Etat. En plus de sa puissance d’achat, l’Etat joue un rôle de modèle. Le document relève que la France est «légèrement» en deçà de la norme européenne. Le délai actuel est de 32,3 jours. Dans un autre volet, comme les sous-traitants n’ont pas le rapport de force nécessaire pour faire appliquer la loi, il faut encourager les déclarations de retard dans le Fichier national des incidents de paiement (FNIP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les entreprises italiennes à la traîne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La légendaire ponctualité des Allemands est également valable pour les délais de paiement. Les entreprises allemandes sont des «bons payeurs», malgré une dégradation ces dernières années en raison du cycle économique. Au-delà de la légende, il y a des faits: les fournisseurs appliquent un discount de 2 à 3% en cas de paiement anticipé ou comptant. Tout le contraire de l’Italie où le délai moyen de paiement était de 98 jours en 2005. Un chiffre qui grossit chaque année Ce sont les paiements des particuliers et de l’Etat qui ont conduit à cette détérioration, tandis que les entreprises améliorent leur score. L’Italie est à l’avant-dernier poste, juste avant le Portugal. En Hongrie aussi, les délais sont très longs. Surtout pour le secteur public. La moyenne de paiement est de 98 jours. Les hôpitaux de province ont même des retards de 9 mois pour rembourser leurs fournisseurs en produits alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Zakaria CHOUKRALLAH &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-4242144123192769829?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/4242144123192769829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=4242144123192769829' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/4242144123192769829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/4242144123192769829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/02/dlais-de-paiement-la-grille-des-mauvais.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-5739088676985377519</id><published>2007-01-25T17:27:00.000Z</published><updated>2007-02-16T11:40:43.222Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>Internet: Les sites marocains se distinguent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEUX sites marocains ont été retenus par le Prix RFI Net Afrique 2006, la sixième édition d’un concours qui récompense chaque année le meilleur site Internet d’Afrique. Il s’agit du portail www.lamarocaine.com et du site connaistesdroits.tanmia.ma.&lt;br /&gt;Tanmia est, selon ses concepteurs, «un espace participatif où les associations se connectent et échangent de l’information en ligne». Le pendant «connais tes droits» est en réalité un CD que le portail a mis en ligne avec l’aide de l’Union européenne, selon le président du portail Rachid Jankari. Le leitmotiv de ses créateurs: vulgariser les droits de la femme et de l’enfant. Pour y parvenir: une interface intuitive où il suffit de cliquer pour télécharger des dessins animés. Difficile de faire plus simple. Quant à lamarocaine.com, c’est la deuxième fois consécutive qu’il figure parmi les sites finalistes. Bien au-delà de l’info pratique, le site se donne pour ambition la valorisation de l’image de la femme et se propose de regrouper les associations féminines autour d’un seul support. Derrière son look vieillot, lamarocaine.com cache une base de données impressionnante. A titre d’exemple, le site abrite 456 portraits de femmes marocaines. A la base, il y avait 85 candidatures, mais seules 10 ont été retenues. Au final, un seul l’emportera. Neuf experts de RFI ont passé au crible les sites web qui se sont portés candidats. Tout y est passé: la pertinence du contenu, l’ergonomie, l’originalité, le design et l’esthétique, l’interactivité et la convenance avec le public cible. &lt;br /&gt;Le lauréat sera connu fin janvier; il remportera 2.000 euros, mais surtout il bénéfieciera d’une campagne publicitaire gratuite sur les ondes, sur le site Internet de Radio France Internationale et dans la presse. De plus, l’heureux élu se verra offrir une formation d’un mois sur un campus numérique en Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-5739088676985377519?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/5739088676985377519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=5739088676985377519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/5739088676985377519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/5739088676985377519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/01/internet-les-sites-marocains-se.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-7156153343974157494</id><published>2007-01-25T17:25:00.000Z</published><updated>2007-02-16T11:41:14.082Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>Emploi &amp; Carrière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les managers qui bougent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OFPPT: Changements dans l’organigramme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;■ Directeur de la Formation en cours d’emploi à l’OFPPT depuis la semaine dernière, Khalid Alaoui Hassani, 45 ans, assurait auparavant le poste de directeur de l’Enseignement professionnel au ministère chargé de la Formation professionnelle depuis 2002. Coordination pédagogique de la formation professionnelle, pilotage des mécanismes de promotion, de contrôle et d’évaluation de la formation continue: voilà un florilège des missions qu’il assurait. &lt;br /&gt;Entre 2001 et 2002, il a été chef de la division de la coordination pédagogique et directeur de l’enseignement professionnel par intérim. &lt;br /&gt;Avant d’officier à l’OFPPT, il a été ingénieur d’Etat à la direction du Contrôle des régies et des services concédés (1987-1988), ingénieur de production à la Samir (1986-1987).&lt;br /&gt;Khalil Alaoui Hassani a fait ses armes au lycée Moulay-Slimane à Fès. Il est diplômé de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs, et ce, en électronique industrielle et en électrotechnique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;■ Jalal Charraf, 31 ans, assure désormais officiellement la direction centrale de l’Organisation et du Système d’information à l’OFPPT Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). C’est également l’homme derrière «Synergence», la stratégie de l’Office pour le développement de la formation continue. Depuis mars 2005, Jalal Charaf s’est attelé à la restructuration du système des contrats spéciaux de formation. Avant son entrée à l’OFPPT, il a été, chargé de projets au groupe Banque mondiale (2003-2005), enseignant de mathématiques et sciences physiques puis directeur de développement à Al Akhawayn University (2000-2003). Il a également assuré la direction générale de Prefab du Gharb, Assistant Brand Manager de Procter &amp; Gamble Morocco (1998), et il a travaillé aux Etats-Unis sur une chaîne de production de chocolat, The Wisconsin Cheesman. &lt;br /&gt;Côté formation, le parcours de Jalal Charaf est tout aussi diversifié. Il est détenteur d’un «Master of engineering» en structures de la Cornell University, diplômé en ingénierie des arts et manufactures à l’Ecole centrale de Paris. Il a d’ailleurs été classé deuxième au concours d’entrée et a reçu la bourse de mérite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;■ Fouad Chraïbi retrouve ses premières amours &lt;br /&gt;Après un parcours de 30 ans dans le management et la gestion des projets dans l’hôtellerie, Fouad Chraïbi, 58 ans, qui dirigeait un cabinet-conseil, retrouve son terrain de prédilection: depuis novembre 2006, il dirige la société de gestion du fonds d’investissement touristique du groupe Attijariwafa bank (Awb). L’ex-directeur général d’Accor Maroc retrouve ainsi un terrain qu’il affectionne particulièrement: le diagnostic, le montage et l’accompagnement des grands projets dans le tourisme. Dans la profession, ses pairs sont unanimes sur ses qualités de «développeur hôtelier». &lt;br /&gt;C’est une consécration pour ce manager capable d’aligner des journées de travail marathoniennes de plus de 15 heures. Au lendemain de son départ du groupe Accor en juin 2002, Fouad Chraïbi se lance dans le consulting en créant le cabinet Tourisconseil, spécialisé dans le développement hôtelier et touristique. Deux ans plus tard, la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) le sollicite pour faire partie de son réseau de consultants.&lt;br /&gt;Le plus gros de sa carrière, Fouad Chraïbi l’a passé chez Accor qu’il a rejoint au milieu des années 1980. Il y gravira un à un les échelons pour se voir confier la direction générale de la région Méditerranée, qui regroupait alors 9 pays avant la filiale marocaine du numéro un mondial de l’hôtellerie de janvier 2001 à juin 2002. Dans son cahier des charges, la direction des opérations de développement et de gestion de 21 hôtels, dont les enseignes Ibis et Sofitel. En parallèle, il assurait la présidence du directoire de Risma, le fonds d’investissement sur lequel Accor appuie son développement au Maroc en partenariat avec des institutionnels marocains. &lt;br /&gt;Son «avant-Accor» a été tout aussi prolifique. Il a été directeur général du groupe Otic/Palmariva, a assuré plusieurs fonctions à l’ex-Banque commerciale du Maroc, administrateur général de Safir, directeur financier puis conseiller du PDG du CIH. Au début des années 1970, il a été chargé de missions auprès du Premier ministre Karim Lamrani, et il a assuré de nombreuses missions à la Cosumar. Il garde ses activités dans l’associatif, dont celle de président de l’Observatoire du tourisme. Fouad Chraïbi est diplômé d’HEC, promotion 1969. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-7156153343974157494?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/7156153343974157494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=7156153343974157494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7156153343974157494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/7156153343974157494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/01/emploi-carrire-les-managers-qui-bougent.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116852777677891150</id><published>2007-01-11T14:59:00.000Z</published><updated>2007-01-11T15:04:43.080Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Emploi &amp; Carrière&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Tirs croisés sur les low-cost sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Publié dans L'Economiste du 8/1/2007)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Un rapport sur les enjeux sociaux de la concurrence internationale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Restitution des aides perçues en cas de délocalisation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Passer d’une logique de « dumping social », c’est-à-dire «la recherche du plus bas niveau en matière de coûts salariaux ou de protection sociale», à un objectif de «mieux-disant social»; c’est presque un objectif de survie pour les entreprises européennes. Cela dit, la notion même de «dumping social» est sujette à débat. Les pays riches accusent les pays en voie de développement de jouer sur les conditions de travail, et notamment sur la couverture sociale, à des fins purement mercantiles, tandis que ces derniers considèrent les normes européennes comme une entrave à leur développement économique et une attitude protectionniste de la part de ces pays. Le Conseil économique et social français apporte une pierre à ce débat en publiant, en novembre 2006, un rapport intitulé «Enjeux sociaux et concurrence internationale: du dumping social au mieux-disant social».Dans ce document, une analyse du phénomène et, surtout, des propositions pour y faire face. Priorité du rapport: harmoniser les normes européennes en matière de droits sociaux. Les experts avancent l’idée d’un salaire minimum européen. Cependant, la divergence des cadres légaux en matière de salaires rend difficile son application. En outre, les modalités d’instauration de ce smig suscitent des intérrogations (instauration immédiate ou graduelle, par exemple). Certains proposent un salaire minimum proportionnel au pouvoir d’achat de chaque Etat membre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Délocalisations&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Concernant la levée des obstacles à la libre-circulation des services, le problème se posait au niveau du principe du «pays d’origine». En clair, l’application des règles commerciales et sociales du pays où l’entreprise exerce ses prestations et non celles du pays où elle a été immatriculée. Le rapport fait appel à la jurisprudence, en rappellant l’affaire Vaxholm qui opposait une entreprise de construction lettone à la Suède, sur des questions de conditions de travail et de rémunération. Par décision de la Commission européenne, l’entreprise s’est vue obliger de se conformer aux règles sociales suédoises. Dorénavant, ce principe ne sera plus appliqué. Mais l’effet le plus redouté du dumping social, ce sont les délocalisations d’entreprises qui frappent de plein fouet la marché de l’emploi. Pis, ce ne sont plus les employés les moins qualifiés qui sont touchés, mais également les activités exigeant des qualifications élevées, type, développement des logiciels. Le rapport recommande une politique européenne. Pour cela, il propose un plan d’action. D’abord, prévenir les délocalisations. Comment? Essentiellement par une meilleure connaissance du marché du travail et des besoins de formation et d’élévation des qualifications des populations actives. Secundo: « accélérer la mise en place du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation », qui favorise le retour à l’emploi des travailleurs licenciés dans une logique de solidarité. Tertio: le remboursement des aides de l’UE par les entreprises qui ne respectent pas leurs engagements. Cela pourrait même aller jusqu’à rembourser les aides de l’UE en cas de délocalisation!Afin de sauvegarder le marché intérieur, il faudrait utiliser chaque fois que nécessaire les clauses de sauvegarde prévues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans les importataions. Ces clauses peuvent être mises en œuvre «lorsque les importations désorganisent ou risquent de désorganiser le marché des pays importateurs et/ou lorsque l’existence de pratiques de dumping commercial est établies». Elles permettent d’imposer un droit additionnel aux droits de douane. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Simplifier la fiscalité&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le nerf de la guerre pour rester compétitif, selon le rapport, est la formation. Une des recommandations est l’accroissement de l’investissement dans l’enseignement. Ainsi, les dépenses totales par étudiant en France représentent le tiers de celles des Etats-Unis. Le rapport ajoute qu’il convient de développer des pôles d’excellence qui regroupent universités et organismes de recherche. Ce qui a été en partie réalisé avec les pôles de compétitivité lancés par le gouvernement En effet, les pays émergeants commencent à damer le pion aux européens sur le volet de la recherche et du développement. Dans la même optique, le rapport souligne qu’il faut aider les entreprises à «investir dans la recherche et l’innovation». L’attractivité du territoire pour les investisseurs est également une piste à explorer. Selon l’Agence française des investissements internationaux (Afii), les investissements étrangers ont doublé dans ce pays en 2005. Mais le rapport ne s’arrête pas sur ces acquis. Il préconise une communication accrue sur des atouts tels la qualification des salariés, une protection sociale de haut niveau, des infrastructures adaptées et des services publics développés. Il insiste aussi sur la simplification de la fiscalité des entreprises. Il faut signaler que le président Jacques Chirac vient de proposer un IS à 20%. Pour cela, il faut «conforter et amplifier les dispositions fiscales incitatives en faveur des investissements matériels et immatériels» et «donner aux entreprises davantage de lisibilité et de stabilité » en simplifiant davantage la fiscalité. Sur un autre volet, le rapport insiste beaucoup sur la réforme des cotisations sociales, et avancent différentes propositions, dont la «TVA sociale» (cf. encadré). Mais le document reconnaît que le débat est loin d’être tranché. Aucun consensus n’est à l’ordre du jour pour ce volet.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;----------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le modèle social européen&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le modèle européen repose sur trois principes : le soutien au marché, un haut niveau de protection sociale et le développement du dialogue social. Concrètement, il suit les directives de la confédération européenne des syndicats (CES) qui préconose une protection sociale développée couvrant la santé, la sécurité, des limites au temps de travail, les congès, le droit de grève, etc. Toutefois, le caractère contraignant de ce modèle pose aux 27 le problème de sa mise en œuvre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;TVA sociale, quèsaco?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit d’une TVA réévaluée de façon à faire supporter aux produits importés une taxation. Jean Arthuis, sénateur français à l’origine de cette proposition, distingue entre les cotisations liées au travail (retraite, accidents de travail, etc) et celles qui relèvent de la «politique familiale et la politique de la santé». La réforme consiste à déconnecter la seconde catégorie de l’assiette des salaires. Au rayon avantages : la baisse du coût de travail grâce à la diminution du poids des cotisations sociales, ce qui améliore la compétitivité des produits et services français. Evidemment, cela conduit à l’augmentation de la demande sur les produits français et, à terme, favorise l’emploi. Cependant, c’est loin d’être la panacée. En effet, la limitation de la TVA à 25% dans l’UE amondri la portée en termes de recettes. De surcroît, les autres pays européens pourraient adopter cette mesure et du coup annuler son avantage compétitif pour la France. Mais le principal reproche tient au fait que la TVA sociale pèserait sur les ménages de manière injuste. Un débat à suivre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116852777677891150?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116852777677891150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116852777677891150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852777677891150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852777677891150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/01/emploi-cest-presque-un-objectif-de.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116852758383111672</id><published>2007-01-11T14:57:00.000Z</published><updated>2007-01-11T14:59:43.963Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Plantes aromatiques: Filière cherche mise à niveau&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans L'Economiste le 2/1/2007)&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;· Les opérateurs appellent à la création d’un « label Maroc »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;· D’autres priorités: élaborer une base de données sur les plantes &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;· Et améliorer la qualité du produit et de l’emballage&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Ce projet aurait dû s’appeler «Ac3»: Coordination, collaboration et communication», s’amuse à dire Patrick Papania, chargé du projet AP3 -partenariats agricoles pour la productivité et la prospérité - au sein de l’Agence américaine pour le développement (USAID), lors de la première journée nationale de réflexion sur les plantes aromatiques et médicinales (PAM), le mardi 19 décembre à Rabat. Cette réflexion n’est pas anodine, tant les opérateurs du secteur se plaignent du manque de coordination et de communication dans la filière. Pallier le déficit de communication est la mission première de ce projet : « L’Usaid n’est pas là uniquement pour assister financièrement. Sa vocation première est de réunir tous les collaborateurs autour d’une seule table», estime PAPANIA. Ainsi, industriels, producteurs, herboristes, chercheurs et responsables des ministères de la Santé, de l’Enseignement et du Haut commissariat au Plan ont répondu à l’appel de l’Usaid pour élaborer ensemble une stratégie de valorisation des PAM. « Il devient urgent de faire face à la concurrence des autres pays exportateurs, comme la Tunisie », s’accordent à dire les professionnels qui ont pris part aux trois ateliers (« Information/Investissement/Commercialisation », «Préservation des ressources » et « Certification et organisation de la filière»).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt; · Investissement et commercialisation&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La commercialisation et l’investissement ont sucité beaucoup de débat. Au Maroc, tout reste à faire, à commencer par une base de donnés complète comprenant la cartographie et l’inventaire des espèces existentes. Mais attention, ces informations stratégiques ne seront pas gratuites, seuls les investisseurs marocains membres de cette future structure pourront en profiter, moyennant une contribution. « C’est ce qui se fait aux Etats Unis et en Europe », explique Karim Belkheir, de la plantation Four Season. La société « Les Arômes du Maroc » a même eu recours à un cabinet étranger pour réaliser une étude. Pourtant, Boubker Latrach, directeur général de cette société, tempère : « Il est vrai qu’un état des lieux, notamment au niveau des quantités s’impose. Mais il faudrait déjà rassembler dans une même base de données les informations existantes ». Là encore, le manque de coordination dans la filière est pointé du doigt. Autre recommandation de l’atelier : «étudier les conditions de domestication des plantes aromatiques et médicinales, et particulièrement celles menacées où à forte valeur ajoutée ». Si les détracteurs de la domestication avancent l’argument du stress hydrique, les opportunités d’affaire sont là. « Les Arômes du Maroc» ont été les premiers à introduire cette technique. Aujourd’hui, ils ont réussi à implanter deux nouvelles espèces: la «Rose Centifola» et «l’Iris Palida». Des variétés qui poussent normalement en Europe. Le reste des recommandations de cet atelier sont « l’encouragement des études de faisabilité» et «l’orientation des investisseurs sur les produits à forte valeur ajoutée», mais aussi «l’étude des conditions de «préservation, de conservation et de valorisation des PAM». Au niveau de la commercialisation, le point d’orgue a été l’appel à la création de normes nationales alignées avec les normes étrangères. Et ce, pour arriver à élaborer un « label qualité Maroc». Pour cela, il faut améliorer la qualité des produits et leur conditionnement. En effet, la plupart des industriels sont contraints d’importer les emballages, faute d’infrastructures. L’atelier a également appellé à instituer une mercuriale des prix, afin de tenir informés l’ensemble des intervenants. Par ailleurs, parmi les recommandations, figure la juste rémunération de la matière première. Il faut signaler que les populations qui font la cueillette sont la majorité du temps sous-payés (ndlr : 30 centimes le kilo, cf. &lt;a href="http://www.leconomiste.com"&gt;www.leconomiste.com&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Comité ad-hoc&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’aspect financement et incitation économique a été évoqué, l’atelier recommande la mise en place d’une ligne de financement pour encourager l’investissement. « A l’heure actuelle, on ne connaît pas les détails, confie une source au Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, mais il est probable que ce soit sous forme de crédits bancaires ». Précisons que ces recommandations sont encore à l’état de projet, et qu’un comité ad-hoc sera chargé de les concrétiser. Pour ce faire, l’atelier a recommandé que le Haut Commissariat aux Eaux et Forêt et à la Lutte contre la Désertification (HCEFLCD) prenne cette initiative. Les associations professionnelles, à commencer par la Société Marocaine des Plantes Aromatiques et Médicinales (SOMAPAM), les représentants des pouvoirs publics et les organisations internationales (FAO, OMS, etc.) feront partie de ce comité. La première journée nationale de valorisation des PAM a eu ce mérite : réunir tous les intervenants du secteur autour d’une même table. « Au moins maintenant, nous avons des théoriciens », confie un industriel présent lors de cette journée. Reste à savoir combien de temps sépare la théorie de la pratique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116852758383111672?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116852758383111672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116852758383111672' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852758383111672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852758383111672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/01/plantes-aromatiques-filire-cherche.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116852730857831456</id><published>2007-01-11T14:47:00.000Z</published><updated>2007-01-11T14:55:09.403Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Pêche/surexploitation: Les mises en garde d’un expert français&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans L'Economiste du 28/12/2006)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;· Repos biologique: c’est bien pour se rassurer, mais ce n’est pas toujours efficace&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;· L’importance des approches «écosystémiques»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;· Maroc/UE: L’effort de pêche est trop élevé&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La surexploitation des océans pousse les experts à s’inquiéter sur l’avenir de la pêche. Les estimations les plus pessimistes parlent de l’épuisement des ressources halieutiques à l’horizon 2047. Invité au Maroc pour intervenir sur le thème de «la recherche face au défi de l’avenir des écosystèmes marins, de la pêche et de l’aquaculture», Patrice Cayré, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), délivre son avis d’expert sur ces estimations et analyse le cas du Maroc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt; · L’Economiste: Quelle est la situation mondiale des pêches?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;- Patrice Cayré:&lt;/strong&gt; La situation mondiale des pêches est très mauvaise. Près de 75% des espèces sont pleinement exploitées, voire surexploitées. Cela veut dire que ces espèces vont soit disparaître, soit ne plus être disponibles en quantités significatives.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt; · Les projections des spécialistes sont alarmantes. Qu’est-ce qui permet de dresser ce scénario catastrophe?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; - Vous faites référence à un article publié par la revue «Science» prévoyant la disparition de toutes les espèces de poisson en 2047. C’est une prévision volontairement alarmiste dont on a beaucoup parlé et qui est basée sur l’hypothèse que rien ne changera d’ici là. Les Etats en charge de la gestion des pêches, ainsi que les scientifiques, travaillent sur des mesures. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Et quelles sont ces mesures, concrètement?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt; La voie la plus prometteuse est l’approche «écosystémique» qui prend en compte l’impact de la pêche sur l’ensemble d’un écosystème. Cette méthode a été préconisée lors de la conférence internationale de Reykjavik (Islande) en 2001. Elle consiste à déterminer les indicateurs de santé d’un écosystème et de réglementer la pêche selon la situation. A cet effet, l’aménagement d’aires protégées peut être une solution efficace. A condition que ce ne soit pas uniquement pour donner une image de souci écologique. Car ces dernières années, on voit éclore des aires marines protégées un peu partout dans le monde par simple mimétisme. · &lt;strong&gt;Quelles sont les espèces les plus menacées?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt; Ce sont les grands carnivores, au sommet de la chaîne alimentaire, qui sont les plus menacés. Au Maroc, le bar et le mérou, au Canada, la morue, et en Méditerranée, le thon rouge. La liste est encore longue. D’une manière générale, les poissons les plus prisés par les consommateurs sont davantage menacés. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Comment concilier entre la préservation des poissons et le développement de ce secteur?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt; Il faut bien comprendre que le développement économique n’est pas incompatible avec des mesures de protection et de limitation des pêches. L’Etat a un rôle régulateur extrêmement important à jouer à une échelle bien supérieure aux intérêts égoïstes d’un individu ou d’une entreprise. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Quelle est la situation pour ce qui est du littoral marocain?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt; Depuis 2001 où les pêches au Maroc ont atteint un pic d’un million de tonnes, la tendance est à la baisse. De plus, malgré la suspension des accords de pêche, les captures de poisson n’ont pas augmenté. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Justement, dans quelle mesure l’accord de pêche Maroc/UE menace-t-il les ressources halieutiques?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;-&lt;/strong&gt; Le problème vient de l’effort de pêche trop important qui concerne non seulement la flotte étrangère, mais également les pêcheurs industriels marocains. Les navires étrangers et marocains capturent les mêmes espèces et ont accès au même marché. De plus, pour un pays comme le Maroc, les considérations économiques sont déterminantes. Les accords de pêche permettent la création de 16.000 emplois et représentent une rentrée d’argent pour l’Etat marocain. Bref, je ne nie pas que quelque chose ne va pas, mais chacun rejette la responsabilité sur l’autre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Les périodes de repos biologiques sont-elles suffisantes&lt;/strong&gt;? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Disons que c’est une notion rassurante que tout le monde peut comprendre, mais qui, dans la réalité, n’a pas une efficacité toujours significative. · Si on prend l’exemple du poulpe?- Il faut savoir que le poulpe est une espèce qui vit très peu de temps, un an à peu près. De plus, après chaque reproduction, la femelle meurt. Dépassé un certain seuil de capture, on peut craindre la raréfaction de quantités significatives de cette espèce. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Qu’en est-il de la surexploitation de l’algue rouge marine?-&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela ne représente pas de danger pour l’écosystème. Mais il ne faudrait pas qu’elle disparaisse. La nature ayant horreur du vide, une autre algue viendra la remplacer. Il faudrait arriver à préserver certaines surfaces de l’exploitation. Par exemple, garder une bande inexploitée tous les 150 mètres comme cela se fait dans d’autres pays. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;('encadré)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un expert très sollicité&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Patrice Cayré est océanographe biologiste spécialisé en halieutique. Il est directeur du département de recherche sur les «ressources vivantes» de l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Le professeur Cayré est l’auteur de nombreux ouvrages et publications scientifiques sur la dynamique et l’ethnologie des thons tropicaux. Il est par ailleurs un des experts chargé par la Banque mondiale, la FAO et l’Unesco de procéder à une évaluation prospective mondiale de la recherche agricole pour le développement.Patrice Cayré est décoré par l’Etat français de l’Ordre national du Mérite au grade de Chevalier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116852730857831456?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116852730857831456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116852730857831456' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852730857831456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116852730857831456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2007/01/pchesurexploitation-les-mises-en-garde.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116350326939338799</id><published>2006-11-14T11:20:00.000Z</published><updated>2006-11-14T11:21:09.613Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;700 litres de harira : il faut le faire !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Toute une organisation pour servir 1.000 bénéficiaires du f’tour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Des entreprises et des bénévoles jouent le jeu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont éclopés, mendiants, chômeurs, travailleurs ou simplement esseulés. Sur le coup de 18h, plus de mille jeûneurs se retrouvent tous les soirs de Ramadan, près de l’Ensemble artisanal, sur le boulevard de Bordeaux, à Casablanca. C’est que l’association Al Wifak leur offre gratuitement le f’tour, et ce, depuis neuf ans maintenant.&lt;br /&gt;Al Wifak a été crée par des ex-membres de l’association Attoufoula Ashaâbia. Son premier objectif est l’aide à l’enfance et l’encadrement des jeunes. À six reprises, durant l’Aïd el Kébir, l’association a distribué des habits aux enfants démunis. Au total, ce sont 7200 enfants qui en ont profité. Al Wifak distribue aussi chaque année un peu plus de 200 cartables aux enfants. Des opérations de circoncision ont également été organisées à quatre reprises.&lt;br /&gt;«L’opération f’tour a été lancée en 1995», explique Mustapha El Boudani, vice-président. Au départ, l’organisme accueillait une centaine de personnes pour la rupture du jeûne. «Chaque année, nous avons augmenté notre capacité d’accueil», ajoute-t-il.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, huit employés de cuisine et une quarantaine de bénévoles travaillent à l’organisation. Au total, un budget de 33 millions de dirhams y est consacré, soit plus de la moitié du budget annuel de l’association (50 millions de DH – n.d.l.r). «Ce sont des sociétés qui offrent les ingrédients comme le concentré de tomates, les œufs, les cubes de bouillon, etc. Et grâce aux cotisations des membres de l’association, nous achetons ce qui manque, par exemple le lait», poursuit Mustapha.&lt;br /&gt;Pour permettre à plus de mille personnes de rompre le jeûne en même temps, il faut un véritable travail de moine. «Les employés en cuisine commencent leur journée vers 7h, puis sont ensuite relayés par une équipe d’après-midi», explique le vice-président.&lt;br /&gt;Puisque chacun des invités aura droit à un deuxième bol de soupe, il faut préparer quotidiennement 700 litres de harira. «Et elle est délicieuse, je mange ici mieux que chez moi!», s’exclame Mustapha. On serait porté à le croire sur parole, car 80% de la « clientèle » revient chaque soir. «Certains possèdent même leur place!», lance-t-il en riant. Tout au long du repas, une dizaine de serveurs bénévoles s’assurent que les convives ne manquent de rien. Leur proximité permet aussi de prévenir les accrochages. « L’ambiance est généralement bonne. N’empêche qu’il y a parfois des gens qui prennent trop de beurre ou trop de soupe », admet Mustapha. Pour ce qui est de la sécurité des lieux, un camion de sapeurs-pompiers se gare chaque soir devant l’entrée du site. Il y demeure jusqu’à ce que les gens quittent, vers 19h. Le travail d’Al Wifak débute cependant bien avant la première journée de jeûne. « Aussitôt que les autorités nous le permettent, soit généralement un mois avant le début de Ramadan, nous commençons à préparer le site », indique Mustapha. Car, il faut bien le dire, l’endroit sert normalement de repère aux sans-abri.Il faut nettoyer les caniveaux, décortiquer les palmiers, installer les bâches et l’électricité. Bref, la tâche est colossale. Mais, pour Mustapha, il serait impensable de passer le mois de Ramadan sans cette opération. «Je prends mes vacances pendant le mois sacré depuis neuf ans afin d’organiser le f’tour. C’est une véritable drogue!».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Côté hommes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dans un café, on débourse 20 dirhams en moyenne pour le f’tour. Ici, en plus d’être gratuit, c’est d’excellente qualité», explique un artisan. «Pour moi, c’est carrément du cinq-étoiles. Parfois, ma famille m’invite. Mais je préfère venir ici, car la nourriture est meilleure», assure un autre homme. Car, il faut bien l’avouer, seule la moitié des bénéficiaires est réellement démunie. L’autre moitié est constituée essentiellement de petits travailleurs qui pourraient très bien subvenir à leurs besoins : maçons, chauffeurs, etc. Ils travaillent généralement dans les parages et profitent du repas gratuit. Une réalité qui ne dérange pas le moins du monde les organisateurs. Leur leitmotiv ? le Coran qui incite les fidèles à offrir le repas aux jeûneurs, qu’ils en aient les moyens ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Côté femmes&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dieu vous bénisse!», s’exclame une des bénéficiaires, avant d’exprimer sa joie par des youyous. Car, à l’inverse des hommes, les femmes présentes vivent toutes une situation de précarité. La plupart mendient et n’ont pas de chez-soi. Pour les rares chanceuses qui ont trouvé refuge chez leurs proches, c’est souvent préférable de rompre le jeûne loin du tumulte de la famille d’accueil. Il faut toutefois se méfier, car, aux dires des organisateurs et même de certaines femmes, il y a parmi elles des « profiteuses ». Des opportunistes qui viennent dans l’espoir de se voir offrir des dons. En effet, chaque fin de Ramadan, l’association remet le surplus de nourriture aux femmes. Sacs de farine, sucre, thé, etc. La date de la remise des dons est maintenue secrète pour ne pas provoquer le jour venu. «Nous nous retrouvons parfois avec 300 femmes au lieu de la centaine habituelle. Malgré toutes nos précautions, elles alertent leurs amis par téléphone portable», s’indigne Mustapha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;br /&gt;et Marie-Hélène GIGUÈRE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116350326939338799?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116350326939338799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116350326939338799' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350326939338799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350326939338799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/11/700-litres-de-harira-il-faut-le-faire.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116350252419275260</id><published>2006-11-14T11:07:00.000Z</published><updated>2006-11-14T11:08:44.350Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Emploi &amp;amp; Carrière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un institut pour crédibiliser le métier d’herboriste&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(L'Economiste du 9/10/2006)&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;· A Taounate sur un terrain de plus de 30 hectares&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· La structure accompagne des porteurs de projets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE secteur des plantes aromatiques et médicinales (PAM) connaît un vide juridique au Maroc. Les herboristes, petits et grands, sont dans l’illégalité totale. «Il n’y a aucune réglementation qui régit l’activité. A l’heure actuelle, il n’y a pas de différence entre un vendeur d’herbe qui officie à côté des mosquées et un herboriste qui dispose d’un magasin et d’une exploitation agricole», s’insurge Aboubakr el Asri, coordinateur de la filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM) au sein de l’Agence américaine pour le développement (USAID).&lt;br /&gt;Pour trouver une solution à ce problème, il est nécessaire de crédibiliser le métier d’herboriste. Cela passe nécessairement par la formation. C’est dans ce dessein, et celui plus général de promouvoir et valoriser le secteur des PAM au Maroc, qu’a été créé l’Institut national des plantes médicinales et aromatiques (INPMA) en 2002. L’INPMA se situe à Taounate, dans une zone traditionnellement riche en plantes médicinales. Il est financé par le ministère de l’Education nationale en partenariat avec le Conseil provincial de la région. Son budget est de 54,2 millions de dirhams. L’institut ne fait pas de formation initiale. Il s’agit principalement de former les herboristes déjà en exercice. La formation diplomate ne démarrera qu’en 2007. Elle s’étalera sur une durée de 2 ans et concerne plusieurs métiers: l’herboristerie, mais aussi la cosmétologie, la parfumerie, la phytothérapie, etc. Les frais d’études varient suivant la filière, d’après Mohammed Hmamouchi, directeur, ils seront compris entre 5.000 et 15.000 dirhams. Les professionnels déjà en exercice et les personnes ayant reçu une formation de biologie où d’agronomie pourront bénéficier de cette formation unique au Maroc. Des séminaires, des conférences et des rencontres vont régulièrement réunir tous les intervenants: herboristes, chercheurs, industriels, etc. Les cycles d’études sont d’ores et déjà entamés, il y a quelques jours, un premier séminaire réunissant des herboristes a eu lieu (1).&lt;br /&gt;L’INPMA se donne aussi pour mission d’accompagner les jeunes investisseurs dans ce secteur durant toute la phase de création de leur projet. Ils seront hébergés à l’institut qui mettra à leur disposition un bureau et le matériel nécessaire. Une équipe se charge de faire une étude de faisabilité, le montage financier et la préparation du dossier pour la création de la PME-PMI. La possibilité de crédit est ouverte, grâce notamment à un partenariat avec le Crédit Agricole.&lt;br /&gt;Pour remplir ses objectifs, l’Inpma s’est doté de partenaires nationaux et internationaux. L’Usaid, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), etc. En plus de partenariats avec la France, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Hollande, Chypre, l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie.&lt;br /&gt;Les partenaires nationaux sont les banques (Crédit Agricole), des associations et les institutions publiques (Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, Institut agronomique et vétérinaire, Ecole forestière, etc.). Il faut noter que l’un des objectifs de l’INPMA est de coordonner l’activité des différents intervenants dans le secteur. Un audit effectué par l’UE en 2004 à la demande du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche relève que les institutions marocaines travaillent sans aucune coordination. «Plusieurs institutions travaillent sur les mêmes thématiques sans aucune concertation, même à l’intérieur d’une institution», dixit le rapport. Pour remplir toutes ces missions, l’institut a les moyens de ses ambitions: une ferme de 25 hectares, dont quatre sont réservés à une pépinière, et un jardin expérimental de sept hectares. Les zones construites s’étalent sur 3.500 m2 et comprennent des logements pour les stagiaires, un hall technologique qui sert à la transformation du produit cultivé et une droguerie. Vingt-huit personnes travaillent à l’INPMA, dont vingt permanents. L’équipe est constituée d’ingénieurs, d’économistes, de juristes et d’ouvriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Séminaires les trois prochains mois&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’INPMA organise avec ses partenaires français et espagnols trois séminaires. Ces journées d’étude s’adressent aux industriels, aux agriculteurs, aux associations professionnelles et aux décideurs dans le secteur des plantes aromatiques et médicinales (PAM).&lt;br /&gt;Le premier séminaire se déroule du 2 au 6 octobre 2006 et porte sur les techniques et stratégies de vulgarisation des PAM. Les 16 et 17 novembre, un deuxième séminaire placé cette fois-ci sous le thème «Culture et qualité des plantes aromatiques et médicinales» sera organisé. En dernier lieu, les 14 et 15 décembre à Rabat, les professionnels discuteront de l’élaboration de la stratégie nationale de la filière des PAM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;(1) Le 28 septembre 2006, les herboristes ont profité d’une formation en partenariat avec le Crédit Agricole et le projet Ap3 de l’Usaid sur le thème de «la communication dans le secteur des PAM».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116350252419275260?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116350252419275260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116350252419275260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350252419275260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350252419275260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/11/emploi-carrire-un-institut-pour.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116350236320921761</id><published>2006-11-14T11:03:00.000Z</published><updated>2006-11-14T11:06:03.623Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plantes aromatiques et médicinales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un potentiel sous-exploité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(l'Economiste du 10/10/2006)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· 891 millions de DH en exportation·&lt;br /&gt; Le retard technologique pénalise la filière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le marché mondial des plantes aromatiques et médicinales (PAM) est estimé à 30 milliards de dollars. Normal, 80% des médicaments sont à base de plantes médicinales, et de plus la tendance actuelle est à la médecine naturelle et à la phytothérapie. Le Maroc a un patrimoine qui le classe deuxième en matière de PAM dans la Méditerranée, selon Ismaïli Alaoui, professeur à l’Institut agronomique et vétérinaire. En effet, la situation géographique du Maroc, entouré de deux mers et d’un désert, lui confère un climat propice au développement de ces plantes. Thym, romarin, lichen, laurier, etc. pour ne citer que les variétés les plus connues et les plus exploitées. Les plantes se trouvent généralement dans des zones excentrées, très pauvres. Ils sont une source de revenus importante pour les populations. Ainsi, l’activité génère 500.000 journées de travail par an, d’après une étude du Haut-commissariat aux eaux et forêts. Dans la région d’El Kelâa par exemple, un hectare de romarin ou de rose peut rapporter l’équivalent de 35 à 70 quintaux de blé. La production est essentiellement destinée à l’export. D’après les chiffres du comptoir des exportations, le Maroc a exporté entre juillet 2004 et juin 2005 l’équivalent de 891 millions de dirhams. A titre de comparaison, en 2002 la valeur exportée était de 547 millions de DH. Un bon score mais l’évolution se situe principalement sur le volume. La qualité, elle, demeure moindre. De surcroît, le Maroc subit la concurrence de pays comme la Tunisie ou l’Espagne, qui disposent d’un produit plus raffiné grâce à une technologie d’extraction plus évoluée. Selon le rapport des Eaux et Forêts, «les techniques de transformation utilisées par les professionnels marocains sont souvent simples et artisanales en raison du faible niveau d’encadrement et d’investissement». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Revoir la chaîne de production&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Une plante contient des centaines de molécules. Il faut parvenir à les séparer pour vendre un produit à forte valeur ajoutée», explique Ismaïli Alaoui. De plus, «une plante cueillie à 6 heures du matin n’est plus la même cueillie en fin d’après-midi», poursuit-il. Un grand effort de sensibilisation et de formation reste donc à faire. Une mission confiée à l’Institut national des plantes aromatiques et médicinales (Inpam), qui démarrera les formations à partir de 2007 (cf. www.leconomiste.com). La formation portera sur tous les métiers des PAM, de la cueillette à la mise en boîte, en passant par le séchage et la distillation. Toute la chaîne de production doit être revue pour améliorer la qualité. A commencer par les premiers maillons de la chaîne, les ouvriers, et particulièrement les femmes qui représentent 70% des cueilleurs. Selon Saâdia Zrira, membre de l’Association marocaine pour le développement des plantes aromatiques et médicinales, «Les producteurs pensent uniquement au profit. Les populations qui font la récolte ne sont pas bien payées. Pour trente centimes le kilo, elles coupent de manière anarchique, ce qui a une incidence sur le patrimoine national en PAM». Le séchage des plantes pose aussi problème. D’abord la technique, qui consiste à étaler les plantes au soleil, est désuète. Elle fait perdre les qualités aromatiques du produit. Pour les préserver, il faut préférer le séchage industriel qui nécessite un matériel évolué. · &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;«Codex aromatique»&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le retard technologique et le mode de cession des exploitations de PAM sont les principaux freins au développement de l’activité, selon les industriels. Actuellement, les terres riches en plantes médicinales sont «prêtées» pour une durée déterminée aux exploitants moyennant une somme qui est versée au Haut-commissariat aux eaux et forêts. C’est donc des ventes par voie d’adjudications publiques. Le mode de cession en vigueur porte uniquement sur le droit de collecte du produit et pour une durée ne dépassant pas une campagne de récolte. Tout au plus une année. Une durée jugée insuffisante par le professeur Alaoui, également à la tête d’un projet-pilote à Errachidia. La nouvelle formule à l’étude s’étale sur une durée de 3 ans renouvelable trois fois. Avec ce système, l’exploitant rentre dans ses frais tout en devant se conformer à un cahier des charges comportant un volet socioéconomique. Un succès, si on en croit Ismaïli Alaoui qui assure qu’en 5 ans la région a bénéficié de 900.000 dirhams de rentrées directes grâce à l’exploitation. Soit près de dix fois plus qu’en 15 ans! ( 16.800 DH, ndlr). Grâce à une unité de production de 2,5 millions de DH, la qualité de l’huile produite est aux normes internationales. Ce projet montre la voie, mais demeure difficile à appliquer. En effet, tout autour de l’opération-pilote, les petits exploitants continuent de produire de la mauvaise qualité, ce qui pollue le marché et tire les prix vers le bas. «Entre une huile à 500 DH et une de moindre qualité à 100 DH, le choix et vite fait», s’indigne le professeur. La prochaine étape est donc de généraliser ce type d’exploitations. Il est également nécessaire de mettre en place un «Codex aromatique», poursuit le professeur. C’est, en des termes plus simples, un recensement précis et scientifique de toutes les espèces qui poussent au Maroc. «Plus on connaît ce que l’on vend, plus on est respecté et plus on peut négocier les prix à la hausse», assure le professeur. Les importateurs étrangers préfèrent acheter un produit de mauvaise qualité mais bon marché, qu’ils peuvent toujours «rectifier» dans leurs usines, qu’un produit cher de qualité. Ceux qui produisent de la qualité sont concurrencés par le tout-venant. Il ne faut pas perdre de vue que «n’importe quel produit destiné aux consommateurs doit être connu, de la fourche à la fourchette», estime le professeur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116350236320921761?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116350236320921761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116350236320921761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350236320921761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116350236320921761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/11/plantes-aromatiques-et-mdicinales-un.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116009683399299671</id><published>2006-10-06T01:04:00.000Z</published><updated>2006-10-06T01:07:13.996Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Une journée au «bureau des épaves»&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(L'Economiste du 5/10/2006)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Aux «objets trouvés», documents, sacs et même téléphones portables&lt;br /&gt; · L’idéal: Equiper le bureau d’un téléphone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;N’avez-vous jamais oublié un bagage dans un taxi? Egaré votre carte nationale ou votre permis? Dans chaque ville, il existe un «bureau des épaves» qui collecte tous les objets perdus remis à la police. Avec de la chance, votre sac, votre permis pourrait encore s’y trouver! A Casablanca, le bureau des épaves se trouve au Boulevard Brahim Roudani. C’est une petite pièce assez modeste et entourée d’habitations. L’officier de Police qui y travaille est affable. Ses collègues le surnomment «El Bahja». «Le joyeux», en raison de ses origines marrakchies et de sa bonne humeur. «Il faut bien cela, pour recevoir les citoyens parfois sur les nerfs. Il faut les comprendre, la plupart se sont fait voler et n’espèrent plus retrouver ce qu’ils ont perdu», explique l’officier. Ce jour-là, une jeune femme gare précipitamment sa voiture sur le boulevard. Elle s’est fait arracher son sac à côté d’un poste de Police. Elle est contrainte de rouler sans permis. L’officier la reçoit, fait défiler devant elle les permis de conduire qu’il a reçus. Le sien n’y est pas. Elle repart en pestant contre les policiers «qui n’ont rien fait alors que le vol a eu lieu devant leurs yeux». L’officier lui dit de revenir dans deux jours, en espérant que quelqu’un retrouve son permis et l’envoie par poste.Pourquoi la poste? «Les gens se sont mis en tête que c’est la poste qui restitue les documents égarés. En réalité, chaque semaine un facteur vient remettre les documents qu’ils ont reçu. Un service qu’ils ne sont même pas obligés d’assurer», explique l’officier.Rares sont les gens qui connaissent le «Bureau des épaves». C’est soit la police où un proche qui a déjà eu recours à ce bureau qui les renseigne. Pourtant, ce service légué par le protectorat français, existe depuis la création de la police. «Les gens se sont simplement mis dans la tête qu’ils ne peuvent jamais retrouver ce qu’ils ont perdu», commente l’Officier. Une impression pas si infondée que cela car rares sont les objets de valeur qui arrivent sur le bureau de l’officier. A part une dizaine de téléphones portables, et des lunettes oubliées dans les taxis, aucun objet de valeur à l’horizon. Par contre, on trouve pas mal d’objets insolites. Comme cette butane de gaz oubliée dans le coffre d’un taxi et qui attend sagement qu’on vienne la chercher. N’est-ce pas dangereux? «Regardez, le local est bien aéré, aucun souci à se faire», répond d’un air amusé l’officier. «Il nous arrive de recevoir même de la nourriture. Lors de l’Aid El Kébir, on nous avait même remis un demi-mouton que quelqu’un avait oublié dans un taxi. Dans ces cas-là, on donne la nourriture aux orphelinats», raconte l’Officier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Pas de téléphone!&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les autres objets aussi ne sont pas gardés indéfiniment. Les vêtements sont gardés 3 mois, les objets en plastique 6 mois, et le reste 1 an et 1 jour. Après ce délai, si personne ne les réclame, ils deviennent la propriété de l’Etat et sont vendus aux enchères. Les documents eux non plus ne sont pas logés sous la même enseigne. Les permis de conduire sont gardés 5 mois, les cartes nationales quant à elles, ne sont gardées que 3 mois. Pourquoi ces délais si courts? «Pour la simple raison que pour la carte d’identité par exemple, il faut déposer une déclaration de perte et avoir le document dans moins de trois mois. Aussi, personne ne peut circuler sans permis de conduire», explique l’officier. Si au bout de ce délai, personne ne vient réclamer le document, il est envoyé au service qui l’a édité. La carte d’identité, par exemple, est remise à la Direction Générale de la Sécurité Nationale à Rabat. Chaque semaine, c’est en moyenne une cinquantaine de permis de conduire et autant de cartes nationales qui atterrissent au bureau des épaves. Quinze à vingt personnes viennent chaque jour les réclamer. De plus, le bureau des épaves envoie une convocation à tous ceux qui ont perdu leurs papiers. L’officier assure que seule la moitié des convocations aboutit. Les gens refont probablement leurs papiers entre-temps. Les malchanceux qui ont perdu un document sont contraints de venir à chaque fois demander. Le bureau ne disposant même pas d’un téléphone! L’officier utilise son propre téléphone portable. Qui paye les communications? Il assure le faire de sa poche.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;---&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Encadré&lt;br /&gt;Les «objets trouvés» ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;LE service des objets trouvés de Paris fait preuve d’une organisation sans faille. Chaque jour, 600 à 700 articles arrivent dans ce service. Ils proviennent des taxis, des trains, des particuliers, des commissariats, des musées, des grands magasins, etc. En moyenne, 150 objets sont restitués à leurs propriétaires. Mieux, dans le cas où un particulier ramène l’article, il dispose du «droit de l’inventeur». C’est-à-dire qu’il peut reprendre l’objet si au bout d’un délai déterminé personne ne le réclame. Un centre d’appel est mis à la disposition des citoyens. Ils peuvent appeler si l’objet perdu porte leur nom ou adresse. L’opératrice vérifie dans les bases de données s’il se trouve en stock. Si l’objet ne porte pas les coordonnées de son propriétaire, il suffit d’envoyer par courrier une déclaration de perte dont le modèle est disponible sur le site web &lt;a href="http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr"&gt;www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116009683399299671?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116009683399299671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116009683399299671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009683399299671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009683399299671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/10/une-journe-au-bureau-des-paves.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116009472551061476</id><published>2006-10-06T00:30:00.000Z</published><updated>2006-10-06T01:08:58.413Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Expo «Sciences au Sud»&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Des photos pour promouvoir la culture scientifique&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(publié dans L'Economiste du 28/09/2006)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;· Sensibiliser sur les questions que pose à la science le développement &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«SANS culture scientifique et technique, aucune population ne peut appréhender les enjeux de son développement ni maîtriser son avenir». Ce sont les propos d’Yves de La Croix, coordinateur du projet de la promotion de la culture scientifique et technique (PCST). Un programme du ministère français des Affaires étrangères destiné à une dizaine de pays du Sud dont le Maroc. L’enveloppe qui lui est consacrée est de 3 millions d’euros, étalée sur une période de 3 à 4 ans. Selon Henri Guillaume, représentant de l’IRD au Maroc, le Royaume est très réceptif à ce programme. Il existe au Maroc des associations de promotion de la culture scientifique dans de nombreuses régions. Qu’elles fassent la promotion de l’écotourisme ou la découverte de l’astronomie, elles sont la preuve qu’il y a un intérêt certain des jeunes pour la science. Le dernier événement en date dans le cadre de ce projet est la présentation jusqu’au 15 octobre de l’exposition «Sciences au Sud» à Rabat. Réalisé par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en partenariat avec l’Institut français de Rabat, et le ministère de l’Education nationale. Rabat est la dernière étape de l’expo. Elle a déjà été présentée à Oujda, Fès, Marrakech, El Jadida et Kénitra. Elle s’appuie sur des photos grand format représentant les paysages et la culture du sud. Les images ont pour thème le développement durable. Toutes les photos ont été prises par des scientifiques et s’adressent au grand public et en particulier les jeunes. «Au départ, l’exposition a été présentée en France, dans un endroit prestigieux. Nous avons pensé qu’il serait intéressant de l’adapter aux pays du sud. C’est comme ça qu’est née l’idée de panneaux sur lesquels on colle les photos. Un matériel simple», explique Yves de La Croix. L’exposition est sous forme de quatre chapiteaux thématiques: «Se nourrir», «prévenir», «soigner» et «vivre ensemble». Originalité de l’expo: traiter de manière simple et ludique des questions cruciales concernant l’avenir de notre planète. «Comment exploiter les Océans sans épuiser les ressources?» «Peut-on lutter efficacement contre l’érosion des sols?» «Quelle est l’ampleur des migrations du Sud vers le Nord», etc. L’exposition est ouverte jusqu’au dimanche 15 octobre, au jardin du Triangle de Vue, avenue Al Mansour Addahbi (proche de la wilaya).&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Z. C.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116009472551061476?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116009472551061476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116009472551061476' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009472551061476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009472551061476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/10/expo-sciences-au-suddes-photos-pour.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-116009462113419726</id><published>2006-10-06T00:28:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:34:43.193Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Développement durable&lt;br /&gt;«On ne peut laisser les économistes seuls aux commandes»&lt;br /&gt;Entretien avec Christian Lévêque, directeur de recherches à l’IRD Paris &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(L'Economiste du 28/09/2006)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;· On peut réduire jusqu’à 50% de notre consommation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· C’est avant tout une question de comportement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invité par l’Institut français de Rabat et la représentation de l’IRD (Institut de recherche et de développement) au Maroc, Christian Lévêque, directeur de recherches à l’IRD de Paris et auteur de plusieurs ouvrages sur le développement durable, a animé une conférence sur le thème: «Environnement et développement: problématiques et enjeux» à l’IFR, mardi 19 septembre. Il explique les enjeux du développement durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·&lt;strong&gt; L’Economiste: Le développement durable est un concept fuyant. Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;- Christian Lévêque: Le concept de développement durable est un mot-valise. La représentation du développement durable par un paysan, par exemple, n’est pas la même que par un citoyen des villes ou un industriel. Je pense que le consensus autour de ce concept découle de préoccupations communes sur l’avenir de la population et de son bien-être, sa santé et son alimentation. C’est l’inquiétude qui se généralise à l’heure actuelle par rapport à un certain nombre de problèmes de la vie économique et de l’environnement. Je prends pour exemple le réchauffement climatique, l’effet de serre, les questions de désertification, les problèmes d’accès à l’eau, etc. Tout le monde se retrouve derrière cette idée qu’il est nécessaire de mieux utiliser nos ressources, de mieux gérer nos déchets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· &lt;strong&gt;Peut-on parler d’une crise de certitudes des sciences physiques au profit des sciences sociales?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;- On a toujours tendance à privilégier les sciences physiques. Parce que ce sont elles qui nous disent qu’il y a tant de ressources, qu’on peut faire telle chose. Je pense que le problème du développement durable doit être plus investi par les sciences sociales. C’est une question d’éducation et de sensibilisation du public. Une prise de conscience qu’il est nécessaire de modifier notre comportement. Très clairement, on ne peut pas laisser les seuls économistes aux commandes du développement durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·&lt;strong&gt; Vous insistez dans vos travaux sur la notion d’a-croissance. Qu’est-ce que cela signifie?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Pour beaucoup, la croissance signifie l’augmentation du PIB et donc de la masse monétaire. On y voit une amélioration du niveau de vie, des possibilités d’acheter plus de produits manufacturés, etc. On y voit rarement cet aspect lié à une meilleure qualité de vie: une meilleure éducation, un meilleur accès à la santé, etc. Les Nations unies ont mis en avant que le développement durable, c’est avant tout la lutte contre la pauvreté. Les gens qui sont pauvres ne peuvent pas porter la même attention à leur environnement que les gens qui sont relativement à l’aise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Comment concilier les impératifs de développement infinis et les ressources finies?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que l’on peut réduire la consommation de quelques ressources, utiliser des technologies plus propres, réduire les déchets. A l’heure actuelle, on consomme beaucoup trop. Il y a des gisements énormes d’économie à faire en termes de consommation et de gestion des déchets. Il est clair que l’on peut réduire notre train de vie sans trop de difficulté, je dirais de 30 à 50%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· &lt;strong&gt;Prenons l’exemple du Maroc. Est-ce que la marge de manœuvre en matière de développement durable n’y est pas limitée?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que tous les citoyens, marocains ou français, ont une marge de manœuvre étroite. On est tous limités par une économie où les décisions sont prises à un niveau international. Mais nous pouvons toujours avoir un impact sur les décisions prises par nos pays. J’insiste sur le fait que l’idée de développement durable est un projet de société. Ce n’est pas seulement de la technologie, c’est avant tout une question de comportement des citoyens: la manière avec laquelle on consomme, comment on voit le développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Quelles idées pourrait-on appliquer au Maroc?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que l’une des grandes leçons du développement durable, c’est qu’il ne faut pas attendre que tout vienne de l’Etat. Les gens doivent aussi se prendre en main. Il existe en Europe des associations qu’on appelle les «Agendas 21 locaux» (ndlr: il s’agit d’un programme de lutte contre la pauvreté et de protection de l’environnement adopté par la déclaration de Rio). Ces associations réunissent industriels, agriculteurs, simples citoyens, etc. Ils discutent en commun de l’avenir, de ce qu’on va faire par exemple dans la ville: gestion de l’eau, organisation des espaces verts, gardiennage des enfants, etc. Ce sont des choses aussi diverses que cela. Je pense que de telles associations peuvent tout aussi bien exister au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bio expresse&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHRISTIAN Lévêque est directeur de recherches et délégué de l’environnement de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Océanographe de formation, il s’est intéressé à l’impact des activités humaines sur la biodiversité des fleuves et des lacs. Depuis la conférence de Rio en 1992, Il suit l’évolution des recherches sur le développement durable. Il est auteur et coauteur de nombreux livres. La conférence qu’il a animée à Rabat s’est appuyée sur son dernier ouvrage, «Développement durable. Avenirs incertains» (Dunod-IRD), qu’il a coécrit avec le journaliste scientifique Y. Sciama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-116009462113419726?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/116009462113419726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=116009462113419726' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009462113419726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/116009462113419726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/10/dveloppement-durable-on-ne-peut.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-115927259959728198</id><published>2006-09-26T12:07:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:36:19.506Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les nouveaux trains sont là&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(L'Economiste du 21/09/2006)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;· Les rames à deux étages présentées pour la première fois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Une commande de 2 milliards de DH&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se sont fait attendre, les nouveaux trains qui arrivent d’Italie. Initialement prévue en juin 2006, la première livraison ne s’est faite qu’en août. L’arrivée de la deuxième rame est prévue en octobre et le reste devra suivre à la cadence de deux rames par mois.&lt;br /&gt;A terme, c’est vingt-quatre rames qui seront livrées. Elles auront coûté 2 milliards de dirhams et constituent une augmentation de la flotte de l’ordre de 35%, selon Rabie Khlie, DG de l’office. La mise en circulation aura lieu à partir de décembre, et concernera d’abord l’axe Casa-Rabat. Ce sera ensuite le tour de la ligne Casa-Fès.&lt;br /&gt;Calqués sur des modèles déjà en circulation en Italie, ces trains offrent un confort semblable à ce qu’on pourrait trouver en Europe, selon les dires d’un responsable de l’ONCF.&lt;br /&gt;Pour le visiteur, la première chose qui frappe est la meilleure gestion de l’espace. Exit les couloirs exigus de l’ancien modèle, et place à un intérieur mieux géré, malgré la présence de deux étages superposés, à la manière des bus londoniens. Une idée pas si saugrenue, car cela permet de transporter plus de passagers sans devoir augmenter la longueur des trains.&lt;br /&gt;Sentiment de liberté aussi à côté des portes coulissantes plus grandes, ce qui évite les bousculades.&lt;br /&gt;Autre nouveauté, l’accès facilité aux personnes en chaise roulante. En attendant que d’autres modes de transport public suivent. A la demande du contrôleur, une plaque coulissante est déployée pour leur faciliter l’accès au train.&lt;br /&gt;«Les premières classes se trouvent en tête du train», ce sera toujours le cas pour ces nouvelles rames. Au nombre de cinquante, les sièges des premières classes ressemblent à ceux des avions. Réglables et dotés d’un coussin repose-tête, ils sont assez espacés et munis d’accoudoirs. Le deuxième étage offre «une vue panoramique» sur la route. Une buvette sépare les premières classes des deuxièmes. On y sert des boissons fraîches et chaudes ainsi que des sandwichs. La buvette occupe presque un demi-wagon. Fini donc les chariots encombrants des modèles actuels. Mais quid des employés qui poussent ces chariots? L’ONCF sous-traitant cette opération à une entreprise privée, on ne fera plus appel à eux, forcément.&lt;br /&gt;Naturellement, les sièges des deuxièmes classes sont moins confortables que ceux des premières. Mais restent de meilleure qualité que ceux des anciens modèles. Assez larges et dotés d’un repose-tête en matière synthétique lavable, le tissu des sièges est plus agréable et reposant.&lt;br /&gt;Si on reproche aux modèles actuels de trains leur saleté, notamment au niveau des sanitaires, les nouveaux modèles sont plus propres. Les toilettes ne donnent plus sur la voie. Il était temps d’en finir avec les odeurs nauséabondes et les rejets qui polluent les rails. Les nouvelles toilettes sont, à l’image de ce que l’on trouve dans les avions, munies d’un réservoir pour les déchets. La couleur blanche de ces toilettes tranche avec le gris orange des anciens modèles. Une couleur certes plus agréable mais aussi plus salissante.&lt;br /&gt;Autre point noir qui va disparaître: les annonces sonores parfois inaudibles dans les trains. Selon les responsables de l’ONCF, ce problème sera réglé grâce à des messages digitalisés de grande qualité. De plus, l’affichage à l’intérieur des trains fait son entrée.&lt;br /&gt;L’ONCF garantit que les trains seront plus sûrs. La conduite sera assurée par deux personnes au lieu d’une seule. Ils travailleront de surcroît sur un tableau de bord plus ergonomique. Les boutons sont disposés de manière à répondre promptement aux urgences. Mieux, la présence d’écrans graphiques facilite la tâche aux conducteurs. «Quand un voyageur tire la sonnette d’alarme par exemple, on saura facilement d’où elle a été actionnée. Sur les anciens modèles, il faut se déplacer, ce qui occasionne des retards», assure un employé de l’ONCF. Quid des retards justement? Si le directeur de l’ONCF assure que neuf trains sur dix arrivent à l’heure, beaucoup de voyageurs continuent de se plaindre. Ces retards, selon Hyatt Boudhane, chargée de communication à l’ONCF, peuvent être provoqués par de nombreuses choses: des actes malveillants, jets de pierres sur les trains par exemple, par des voyageurs qui actionnent l’alarme sans raison valable, par des pannes électriques, etc. Les nouveaux trains évitent au moins un écueil: ils sont pourvus de deux moteurs. L’analogie avec les réacteurs des avions n’est pas loin. A l’instar des avions, si un moteur tombe en panne, l’autre prend le relais. Plus besoin d’attendre qu’il soit réparé.&lt;br /&gt;Ces trains offriront donc de nombreux services supplémentaires. Maintenant le confort a un coût. Reste à savoir si le client va en supporter une partie sur le prix du billet. Aucune information n’a filtré pour l’instant, les responsables restent évasifs sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Satisfaits… Ou satisfaits!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EN marge de la visite des nouvelles rames, l’ONCF a présenté les résultats de l’enquête de satisfaction du premier semestre 2006. Tenez vous bien: 72%, des usagers sont globalement satisfaits des services de l’ONCF. Soit 2% de plus qu’en 2005. Il faut nuancer cependant. C’est essentiellement le personnel commercial à bord (89% de satisfaits), la propreté et le sentiment de sécurité dans les gares, respectivement 76% et 79%, qui tirent ces chiffres vers le haut. Des «points perfectibles», selon l’aveu même de l’ONCF, attendent toujours. Par exemple, la restauration, la sur-occupation en période d’affluence, la propreté, le confort dans les trains (tous deux enregistrant 44% d’insatisfaits) et le nombre de départs de trains jugé insuffisant par 41% des voyageurs sont les principaux points noirs à corriger, selon cette enquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-115927259959728198?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/115927259959728198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=115927259959728198' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/115927259959728198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/115927259959728198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/09/les-nouveaux-trains-sont-l-leconomiste.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-115927211340161474</id><published>2006-09-26T11:50:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:38:02.050Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bientôt, le Haj à 25.000 dirhams&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt; (Article publié dans l'Economiste du 18/09/2006)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· Les agences de voyages s’alignent sur les prix des Habous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;· 100.000 personnes se sont portées candidates au Haj cette année&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La polémique autour du quota du Haj est loin de se calmer. Les 32.000 places octroyées par l’Arabie saoudite sont loin de répondre à la demande. Selon Fouzi Zemrani, président de la Fédération nationale des agences de voyages marocaines (FNAVM), depuis quatre ans maintenant, les candidats au pèlerinage affluent. En 2006, près de 100.000 personnes se sont portées candidates au pèlerinage. Si on en croit Fouzi Zemrani, ce serait dû à l’augmentation du pouvoir d’achat, à l’amélioration des conditions du pèlerinage et au déroulement du Haj en hiver. Cette année, plus de 60.000 personnes ont tenté leur chance auprès des Habous. Toutes les demandes ne peuvent bien sûr pas être satisfaite, l’administration procédant même à un tirage au sort pour octroyer les places ! Reste les agences de voyages qui vendent un service plus cher aux alentours de 35.000 DH. Même si il est enrichi de prestations supplémentaires, ce prix reste élevé et pourrait être dû aux marges atteignant 15.000 dirhams sur un voyage selon l’estimation de professionnels. Un chiffre que balaye d’un seul geste le président de la FNAVM. D’après lui, «avec une telle marge, les packages devraient être à 90.000 DH par personne! pour ce prix, nous devons faire voyager nos pèlerins en classe affaire, et les loger en cinq étoiles». Ce qui serait en cause, c’est plutôt les quotas de négociation pour 50 à 100 pèlerins qui se répercutent sur le prix d’achat, toujours selon la même source.&lt;br /&gt;Marges élevées ou pas, il n’en demeure pas moins que le futur pèlerin doit débourser en moyenne 10.000 dirhams de plus pour aller à La Mecque par l’intermédiaire des agences. C’est pour régler ce problème que des négociations entre le ministère du Tourisme et les agences sont en cours pour commercialiser un produit économique. Les prix ont été étudiés à partir de ceux proposés par le ministère des Habous (23.000 DH) et l’offre enrichie de prestations supplémentaires. Ils seront vendus à environ 25.000 dirhams. Les négociations portent aussi sur les quotas. Selon une source autorisée au ministère du Tourisme, la base des négociations sur l’offre économique est de 5.000 places.&lt;br /&gt;Rappelons qu’une garantie financière professionnelle a été mise en place à l’initiative de la FNAVM. S’étalant sur trois ans, ce fonds servira à assurer le voyage du client en cas de dépôt de bilan de l’agence. Une association professionnelle de solidarité (APS) regroupera toutes les agences qui participent au fonds de garantie. Une antenne de la FNAVM sera ouverte dans les lieux saints pour recevoir les agences nationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Encadré&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Prix coûtant&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché du Haj est partagé entre le ministère des Habous et les agences de voyages. La part du lion revient à l’administration de tutelle qui a distribué 22.800 places cette année. Les agences n’ont eu droit qu’à 9.520 places. D’après le président de la FNAVM, «les Habous rendent un service à prix coûtant (ndlr: à un prix plafonné à 23 000 dirhams) et subventionnent même certaines prestations». Ils sont donc très appréciés par les candidats au pèlerinage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Z. C.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;strong&gt;Les pèlerins seront plus sécurisés"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretien avec Fouzi Zemrani, président de la FNAVM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· L’Economiste: Quelles prestations offrira ce nouveau package Haj aux clients?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;- Fouzi Zemrani: Nous avons fait une étude pour proposer un produit économique, en partant du produit proposé aujourd’hui par les Habous, et comprenant le transport aérien, les transferts terrestres et l’hébergement à Médine et Mekka. Nous voudrions y ajouter une touche agence de voyages en y incluant des prestations supplémentaires.&lt;br /&gt;Le transport durant les jours des Machaïr se fera par exemple en un seul temps au lieu de deux voyages, ce qui est plus sécurisant pour les pèlerins. Nous proposons aussi la pension complète à Minan et Arafat, où depuis l’incendie de 1997, il est strictement interdit aux pèlerins de cuisiner.&lt;br /&gt;Pour l’hébergement, nous proposons des résidences meublées, avec des appartements de trois à cinq chambres, avec cuisine et salles de bains, dans un rayon de 1.000 m du Haram à Mekka, et 200 m du Haram à Médine. Les pèlerins seront logés selon leurs affinités, par chambre de quatre personnes au maximum.&lt;br /&gt;Nous metterons à la disposition des clients deux assistants pour cinquante pèlerins, plus un guide religieux pour cent pèlerins. Les encadrants religieux seront issus du ministère des Affaires islamiques avec des recommandations harmonisées. Les cours religieux, pour préparer le Haj, seront dispensés à partir de septembre et durant le mois de décembre (Dou Alhija).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Comment avez-vous pu négocier ces prix?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Pour obtenir des prix, nous avons proposé qu’une commission nationale négocie pour 5.000 pèlerins (ndlr: au lieu de négociations pour 50 à 100 pèlerins, qui se traduisent par un prix d’achat élevé). Le coût de ces prestations supplémentaires est estimé à 1.750 DH, en plus du prix actuel proposé par les Habous. A cela, nous rajoutons une marge brute de 2.000 DH.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;· Quel est l’enjeu du fonds commun de garantie?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- C’est une garantie professionnelle et solidaire. Toutes les agences de voyages participantes à l’opération Haj mettent dans un séquestre, durant trois années consécutives, une somme d’argent déterminée (ndlr: 200 DH par pèlerin). Cette somme servira à prendre le relais, en cas de défaillance totale d’une agence. En clair, si une agence dépose le bilan, ses pèlerins, ayant dûment payés leurs prestations, seront totalement pris en charge, avec un service de qualité. Il n’y aura pas de remboursement, mais une prise en charge assurant le transport, l’hébergement et la restauration, conformément au cahier des charges.&lt;br /&gt;Les sommes versées par les agences restent leur propriété tant qu’elles participent à cette opération. Elles peuvent récupérer leur argent dès qu’elles décident de ne plus participer ou qu’elles ne sont plus attributaires du quota, ou qu’elles sont jugées à risque pour les autres. Les agences deviennent donc crédibles et solvables.&lt;br /&gt;La mise en œuvre de ce séquestre ne sera pas déclenchée en cas de mauvaises prestations ou de non-respect du contrat, pour cela, chaque agence est responsable individuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par&lt;br /&gt;Zakaria CHOUKRALLAH&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-115927211340161474?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/115927211340161474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=115927211340161474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/115927211340161474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/115927211340161474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/09/bientt-le-haj-25.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114761703642081910</id><published>2006-05-14T14:20:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:39:11.820Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les oubliés d’Alzheimer &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans TelQuel n°224)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Première cause de démence au Maroc, la maladie de l'oubli touche 20 000 personnes. Dans quatre ans, ils seront 50 000. A part une jeune association à Rabat, personne n’accompagne les malades.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;“Chref ou kherref”, littéralement : “il a vieilli et son cerveau s'est ramolli”. C'est ce que l'on entend dire quand une personne âgée est sujette à des oublis. S'il est normal que la vieillesse s'accompagne d'une diminution des facultés mentales, l’Alzheimer n'est jamais trop loin. Au Maroc, ils sont 20 000 à en souffrir et la majorité n'en est même pas consciente. Selon le professeur Mustapha El Alaoui Faris, neurologue à l'hôpital des spécialités de Rabat, le risque va crescendo avec l'âge : 5% des plus de 65 ans, 10% des plus de 75 ans et jusqu'à 20% des plus de 90 ans sont touchés par la maladie. D'après les projections démographiques, d'ici 2010, il y aura 50 000 cas d'Alzheimer au Maroc. Le chiffre pourrait même grossir, le royaume cumulant d'autres facteurs à risques comme l'hypertension artérielle, le diabète ou le cholestérol. “En plus, ces maladies sont chez nous mal prises en charge”, ajoute le médecin.Le plus alarmant, c'est que les Marocains admettent cette “fatalité” en la mettant sur le compte de l'âge. Résultat : “ils arrivent chez le médecin à un stade avancé de la maladie, une fois que le patient 'dérange' son entourage”, s'indigne le professeur. Or, si la maladie est diagnostiquée au début, on peut administrer au malade un médicament qui retarde la démence. Reste que le traitement coûte cher (1200 DH/mois) mais fait quand même gagner du temps sur la souffrance, même si, au fond, la maladie finit par emporter le patient, avec ou sans médicament, au bout d'une dizaine d'années.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Une maladie déroutante&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;“On est frustré et on regrette de ne pas avoir reconnu la maladie au début”, affirme, dépitée, Karima, dont la mère est malade depuis 1996. Ce n'est qu'en 2001, à la suite d'une crise d'épilepsie, qu'elle a mis un nom sur le mal qui ronge sa mère. Maintenant, elle ne souhaite qu'une chose : que les gens soient informés sur la maladie pour ne pas perdre de temps, d'autant plus que le médicament n'est efficace que dans les premiers stades de la démence. Les médecins en distinguent trois stades. Les premiers indices sont les troubles de la mémoire. Le malade commence par oublier fréquemment où il a mis ses effets personnels : clefs, montre, lunettes, etc., puis des événements qui se sont produits récemment. Si vous présentez ces symptômes, ne vous en alarmez pas pour autant, les troubles de la mémoire ne sont pas forcément synonymes d'un début de maladie d'Alzheimer. “Il convient de distinguer la simple “plainte mnésique” (oublis bénins) qui peut avoir pour origine le stress, le manque de concentration, ou une dépression, et l'atteinte organique de la mémoire, comme c'est le cas dans la maladie d'Alzheimer”, explique le professeur Faris. Si les moins de 60 ans sont rarement atteints par cette maladie, les plus vieux traînent avant d'aller chez un médecin. Or, pour dépister la maladie, il suffit d'effectuer un test “neuropsychologique”, que même un généraliste maîtrise. C'est un questionnaire qui permet de savoir si l'origine des troubles est neurologique - donc si c'est un cas d'Alzheimer, ou pas. Les questions posées sont du genre : “comptez à partir de cent en retirant sept à chaque fois, épelez le mot 'monde' à l'envers, recopiez des phrases, des dessins, etc.”. Le problème c'est que ces tests ne sont disponibles qu'en partie en arabe et sont inutilisables pour les personnes analphabètes.Une dégradation rapide de l'état du maladeC'est à partir du second stade que les symptômes se précisent. Les troubles du langage apparaissent : le malade oublie alors des mots faciles, les remplace par d'autres rendant ses propos incompréhensibles, “au lieu de demander un verre d'eau, le patient montrera du doigt l'objet et dira :'c'est pour boire'”, donne à titre d'exemple le médecin. Puis il aura des difficultés à agencer les phonèmes dans un mot, il dira par exemple “cunette” à la place de “lunette”. Les oublis deviendront plus graves : le patient peut se perdre dans la rue, n'aura plus la notion de l'espace et du temps. Ses capacités de jugement seront, elles aussi, altérées, il aura du mal à résoudre des problèmes simples et pourra facilement se faire escroquer. Il est possible alors qu'il signe des chèques ou qu'il brade un objet en sa possession. Le problème devient plus d'ordre juridique que sanitaire. “Le seul recours alors, c'est de demander au tribunal de désigner un tuteur auquel seront confiés les biens de la personne”, affirme Me Abderrahim Ben Barka, avocat à Rabat. Mais qu'en est-il si l'acte est antérieur à la décision du tribunal ? “Reste à demander son annulation en prouvant que l'intéressé n'était pas en pleine possession de ses moyens. Si on arrive à démontrer que la maladie affecte le jugement de la personne, cela devrait suffire”, ajoute Me Ben Barka. “L'acte sera alors nul et non avenu”, confirme Ahmed Hidass, professeur de droit. Le dernier stade de la maladie est le plus difficile : les lésions au cerveau affectent la motricité du malade qui a de plus en plus de mal à se déplacer et à se nourrir. Il finit par être confiné au lit et devient incontinent. De nouveaux problèmes apparaissent avec, à leur tête, la nécessité de mettre des couches au malade. Un rapide tour dans les boutiques qui vendent ces articles, à Bab el Had, à Rabat, nous renseigne sur la difficulté de s'en procurer. Les paquets sont rares, et pour cause, ils sont tous importés. Leur prix varie entre 120 et 150 DH le paquet de vingt, ce qui peut s'avérer cher à la longue pour les petits revenus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L'Alzheimer n'oublie pas l'entourage&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le drame de la maladie d'Alzheimer, c'est la souffrance qu'elle occasionne dans l'entourage. “Les rôles sont inversés, vous devenez le maternant de votre parent, avec tout ce que cela entraîne comme culpabilité”, affirme Faris El Alaoui. Cette situation est déroutante pour l'aidant qui est parfois contraint d'être autoritaire. “Dans le second stade de la maladie, ma mère refusait de se nourrir, il fallait alors toute la patience du monde pour la faire manger. Si on ne le faisait pas, elle risquait de mourir de faim”, lance Karima, les larmes aux yeux. “On s'est rendu compte que 'l'aidant' fait facilement des dépressions et développe parfois de véritables maladies”, explique le praticien. Pour l'aider à supporter la charge, il faut que les familles s'organisent pour lui permettre de souffler de temps en temps. La jeune association Maroc Alzheimer (créée en février 2006) organise des séances où les “aidants” se réunissent pour parler de leur expérience autour de psychiatres et de neurologues. Le professeur El Alaoui Faris, président de l'association, explique l'intérêt de ces séances : “Cela fait du bien aux gens de savoir qu'il y a d'autres familles dans la même situation. De plus, les médecins sont là pour répondre à leurs questions et leur montrer comment prendre soin du malade”. Maroc Alzheimer a publié un “guide de l'aidant” disponible au service de neuropsychologie de l'Hôpital des spécialités de Rabat et prévoit une prochaine réunion en mai. “J'ai raté la réunion la première fois, cette fois-ci, je veux absolument y participer”, s'enthousiasme Karima, qui veut à tout prix faire connaître la maladie : “Récemment, un vieil homme de notre quartier a demandé à un voisin de le reconduire chez lui. C'est peut-être un cas d'Alzheimer, j'hésite à en parler avec sa famille”.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Que faire face à un malade ?____________________&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il ne faut surtout pas perdre de vue qu'un malade atteint d'Alzheimer a surtout besoin d'affection. Gardez en tête qu'il conserve toujours ses sentiments mais qu'il a simplement du mal à les communiquer. Pour discuter avec lui, il faut se tenir devant lui et attirer son attention. Parlez lentement et clairement en utilisant des phrases courtes et en délivrant un seul message à la fois. C'est aussi important de le rassurer à la fin de la discussion en terminant sur une note gentille, comme par exemple : “C'est toujours agréable de parler avec vous”. Informez-vous au maximum sur la maladie en composant le numéro économique 082 00 20 30. Si un de vos proches est malade et que vous éprouvez le besoin de parler à des gens dans votre situation, contactez l'association Maroc Alzheimer au 037 77 31 24.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;_____________________________________________&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114761703642081910?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114761703642081910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114761703642081910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114761703642081910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114761703642081910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/05/les-oublis-dalzheimer-article-publi.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114761607649808932</id><published>2006-05-14T14:08:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:43:40.340Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le dessin animé japonais expliqué par un de ses maîtres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Article qui me tenait à coeur et dont L'Economiste ne voulait pas)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;le cofondateur de la seule structure capable de concurrencer Disney explique le succès du Manga&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Etudiants en art et professionnels étaient là pour comprendre l’engouement suscité par la bédé japonaise"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Meknès, «la Ouarzazate du cinéma d’animation » comme l’appelle un invité du FICAM (Festival Internationale du Cinéma d’animation de Meknès), consacre son édition 2006 au cinéma d’animation japonais, où tout simplement « animé » comme disent les puristes. Cette année, un invité de marque : le réalisateur Isao Takahata des studios Ghibli, seule structure au monde qui peut se targuer de concurrencer Disney. Takahata a tenu une conférence le Samedi 6 mai où il a expliqué les raisons historiques de la « déferlante Manga » (bédé japonaise).&lt;br /&gt;Quand le maître commence son exposé, la salle remplie aux trois quarts observe un silence religieux. Etudiants en art et professionnels de l’animation sont là pour comprendre l’engouement que suscitent la bédé et les dessins animés nippons.&lt;/span&gt; Isao Takahata, qui parle en japonais, est traduit par Ilan Nguyên, un traducteur et un fin connaisseur du sujet. « C’est après la seconde guerre mondiale que la production de bande dessinée explose », lance d’emblée Takahata. Le premier long métrage animé s’appelle « le serpent blanc », précise le réalisateur. Ce film est l’équivalent au Japon de « Blanche Neige ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Au commencement étaient… des rouleaux&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La production japonaise dans le domaine de la bédé et de l’animé est conséquente, elle est sans égal avec ce que l’on retrouve à l’étranger y compris au Maroc, assure le réalisateur. Ses thèmes sont très diversifiés ce qui explique qu’elle ne s’adresse pas uniquement aux enfants : « cela va de la bande dessiné expliquant la ‘théorie du capitale’ à de simples récits sur la vie de bureau », ajoute Takahata. Selon lui, le dessin a toujours fait partie de la culture nipponne. Les premiers récits imagés remontent au 12è siècle. A l’époque, les japonais se servaient de rouleaux de papier sur lesquels ils dessinaient. Le procédé est très cinématographique : au fur et à mesure que le rouleau s’étale, les dessins décomposent l’action à la manière d’un film photo. Sauf que le dessin une fois déroulé forme une vue d’ensemble. L’assistance a pu voir projeté un rouleau où des animaux anthropomorphes se livrent à des jeux de combat, mais aussi un rouleau qui montre un village tétanisé par la vue d’un énorme bol en or surgi de nulle part et qui transporte leur entrepôt de riz. Le trait simple, la coloration rapide et la grande liberté prise avec la réalité préfiguraient déjà le « manga » (littéralement dessin grotesque).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un petit nez et de gros yeux !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La bédé nipponne doit aussi beaucoup à des artistes comme Hiroshige dont la manière singulière de dessiner la pluie a inspiré Vincent VanGogh, et dont les choix de perspective ont influencé Giotto. Au 18è siècle, les artistes japonais commencent à représenter les visages en très gros plan, cette technique est largement utilisée dans les mangas et s’appelle le « close up ». « Si vous faites attention, vous remarquerez que dans les mangas, on représente souvent les personnage de face avec un petit nez », explique le réalisateur en tenant l’affiche du festival sur laquelle il y a un dessin japonais. « Par contre, en occident on représente les personnages de face en accordant beaucoup d’importance au nez. Au Maroc aussi : cet organe joue un rôle important dans la représentation que vous avez du visage », poursuit Takahata. A ceux qui se demandent pourquoi les yeux des personnages de dessins animés japonais ont des yeux énormes alors que les japonais ont les yeux bridés, le réalisateur répond qu’en l’absence du nez, les yeux deviennent l’élément principal pour transmettre les sentiments des personnages. Ce soir là, Isao Takahata a transmis à tous ceux présents dans la salle le sentiment que les organisateurs ne se sont pas trompés en consacrant l’édition 2006 du FICAM au cinéma d’animation japonais, véritable raz-de-marée au Maroc et ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Zakaria Choukrallah&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;"&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114761607649808932?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114761607649808932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114761607649808932' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114761607649808932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114761607649808932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/05/le-dessin-anim-japonais-expliqu-par-un.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114504638208533288</id><published>2006-04-14T20:17:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:41:06.656Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bibliothèque nationale:des livres et des maux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans TelQuel n°220)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Carence flagrante en documents et pagaille ambiante : c'est le triste lot de la Bibliothèque nationale, qui attend son déménagement dans des locaux plus adaptés. Reportage.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque 350 000 ouvrages, 200 000 périodiques, en plus des manuscrits et des livres rares… Si la Bibliothèque nationale n'ose concurrencer les plus grandes bibliothèques, elle a au départ un nombre honorable de documents. Pourtant il y a un hic : en chercher un équivaut à chercher une épingle dans une meule de foin. Nombre limité d'ouvrages, des livres la plupart du temps, déclassés, un fichier informatique pas très précis… Malgré tout, la bibliothèque ne désemplit pas, une vingtaine de visiteurs sont attablés dans chaque salle. Dans la masse des usagers, un visage atypique, Kjartan, un étudiant danois qui prépare sa thèse au Maroc. Il vient souvent à la Bibliothèque nationale, mais pas pour chercher des livres : “Je viens pour l'ambiance studieuse qui m'aide à travailler sur mon ordinateur. Quand je veux un document, je vais plutôt au centre Jacques Berque”, nous confie-t-il. De son côté, le directeur, Driss Khrouz, conscient du manque à combler, nous assure : “En 2006, nous avons renouvelé l'abonnement aux revues, suspendu depuis les années 80 et nous nous sommes abonnés aux revues électroniques. Pour les livres spécialisés, nous ne pouvons pas tout avoir. C'est le rôle des bibliothèques universitaires. Nous avons toutefois commandé les références les plus importantes”. En attendant, chaque visiteur a son urgence. Anass prépare un doctorat en droit privé. Il estime qu'il n'y a pas assez d'ouvrages spécialisés. “Beaucoup de livres sont disponibles en librairie mais pas ici. C'est gênant, surtout lorsqu'il s'agit de livres de référence”. Bouchra prépare sa thèse. “Je me déplace à plusieurs reprises à Casa à la fondation Al Saoud pour chercher des documents. Ici, il n'y a que des ouvrages anciens”. Mustapha Kadiri, administrateur, explique : “On remplit le rôle des salles de lecture des facultés. Les étudiants viennent ici car ils n'ont nulle part ailleurs où travailler”.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;Une simple salle de lecture&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Quand les visiteurs se donnent la peine de chercher des livres, ils doivent composer avec les problèmes d'organisation de la bibliothèque. Première gageure : faire des allers-retours entre deux bâtiments pour pouvoir consulter le fichier informatique. Pas plus tard que l'année dernière, on pouvait faire ses recherches sur place. Mustapha Kadiri explique que c'est pour dégager les couloirs de la salle, encombrée de visiteurs, et ajoute : “La plupart ne savent pas faire une recherche et ont des comportements inciviques comme déplacer les livres”. Comportements que dénonce Bouchra : “Certaines personnes déplacent sciemment les livres de rayon en rayon pour être les seules à connaître leur emplacement et empêchent les autres de les consulter”. Cet avis est partagé par le directeur adjoint, Abdelati Lahlou qui ajoute qu'il y a un manque de personnel pour gérer la salle. “La salle des chercheurs ouvre plus longtemps (de 8h à 19h !), nous sommes obligés de scinder le personnel en une équipe le matin et une autre l'après-midi”. De surcroît, pour trouver un livre, inutile de compter sur le fichier informatique, une partie des entrées est toujours uniquement consultable dans de vieux tiroirs incommodes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;Dix ans de retard&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;“Le référencement des livres se fait selon le titre et l'auteur uniquement. La recherche par mots- clés n'a pas encore été mise en place”, explique M. Boukili, un informatiste. D'après la direction, le problème sera résolu avec l'acquisition prochaine d'un logiciel de gestion documentaire qui coûte trois millions de dirhams. “Ce logiciel marquera l'entrée de la bibliothèque dans l'ère du numérique”, lance Driss Khrouz. Un investissement certes colossal mais qui ne résout pas tout. Un responsable pointe du doigt le manque d'expérience et de formation des informatistes. De plus, on ne forme plus de bibliothécaires à L'Ecole des Sciences de l'Information (ESI). Toutefois, le directeur adjoint assure qu'un plan de recrutement et de mise à niveau du personnel est sur les rails. Objectif : renforcer l'effectif qui n'est que de sept informatistes et former des profils plus pointus. Autre point noir, le retard dans le traitement des livres. Pour ceux édités au Maroc, le problème est moindre, l'obligation de dépôt légal assure une copie aux lecteurs, mais pour les livres édités à l'étranger, il y aurait un retard de plus de dix ans ! Driss Khrouz est confiant : “Le conseil administratif m'a donné son feu vert pour confier le marché à une entreprise. Je vous garantis que fin 2006, tous les livres seront traités”, assure-t-il. S'il y parvient, il aura réparé les conséquences de la gestion désastreuse de la bibliothèque pendant les années 80. “C'était la siba (anarchie)”, lance un cadre, dépité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;Journaux en péril&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Les dégâts sont plus visibles au service des journaux. “C'est au petit bonheur la chance. On peut trouver ce qu'on cherche comme on peut repartir bredouille”, assure un visiteur. Comme pour les livres, la bibliothèque s'alimente du dépôt légal et des collections privées. Selon Saâd Cherkaoui, le responsable de cette section : “Quand un donateur offre sa collection à la bibliothèque, il fournit non seulement des livres mais également des archives de journaux, malheureusement reléguées au second plan”. Depuis des années, les journaux sont entreposés dans des dépôts en attendant de vérifier “l'état de la collection”, c'est-à-dire les journaux réellement exploitables, ceux qui ne sont pas détériorés ou carrément perdus. Le directeur adjoint explique que c'est un problème d'espace qui sera bientôt réglé quand la bibliothèque déménagera dans les nouveaux locaux de 20 832 m2. “L'emplacement actuel sera dédié en partie aux journaux”, explique Driss Khrouz mais selon un autre responsable, rien ne sera réglé tant que le personnel de la bibliothèque ne sera pas mis à niveau. En attendant, les journaux traînent par terre, se détériorent sous l'effet de l'humidité ou, pis encore, sont volés par le premier venu. Aucun procédé de climatisation n'est en place mais pour Mustapha Kadiri, “les journaux ont juste besoin d'être aérés, leur papier est souvent de mauvaise qualité et se détériore facilement”. Soit, mais entasser par piles les journaux ne contribue-t-il pas à accélérer leur détérioration ? Le directeur adjoint assure que des efforts ont été faits pour leur conservation, en attendant qu'ils soient microfilmés et numérisés. Des boîtes de rangement ont été conçues spécialement pour eux mais ces efforts ne concernent qu'une partie infime de la collection. “Priorité a été donnée aux journaux représentant un patrimoine pour le Maroc ou à ceux que l'on ne retrouverait pas ailleurs”, affirme Saâd Cherkaoui. “2006 est une période transitoire , les réformes vont bon train”, lance le directeur adjoint. Oui, mais les documents tiendront-ils jusque-là ? Un responsable lance, sans ironie : “Ils ont bien tenu 50 ans, quelques années de plus ou de moins…”Malgré l'état désastreux dans lequel se trouvent les livres et les journaux, l'optimisme est de bon aloi à la BN. Et pour cause, le déménagement dans les nouveaux locaux, sis à quelques mètres du site actuel, est prévu pour 2007. Mais est-ce seulement une affaire de murs et d'espace ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;__________________________________________________________&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;Microfilm, Késako ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Le microfilm est probablement ce qui va sauver les archives de journaux. Le procédé est déjà utilisé pour les manuscrits et a fait ses preuves ailleurs. L'avantage du microfilm par rapport au CD, c'est sa durée de conservation qui atteint plus d'une centaine d'années. L'opération est simple : à l'aide d'une machine (photo ci-contre), un technicien photographie sur de la pellicule-photo les pages du document qui est ensuite dupliqué. Une première copie est rangée dans les archives et une seconde est mise à la disposition des lecteurs qui peuvent ainsi visionner le document et, s'ils le désirent, obtenir un tirage papier pour 3,50 DH. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;________________________________________________________________&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114504638208533288?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114504638208533288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114504638208533288' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114504638208533288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114504638208533288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/bibliothque-nationaledes-livres-et-des.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451774830462344</id><published>2006-04-08T17:34:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:41:39.913Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Le jus de canne à sucre fait un tabac&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans L'economiste du 19/09/2005)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Une boisson très prisée dans la ville&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Le vendeur vante ses vertus thérapeutiques&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A première vue, une crémerie comme une autre avec quelques clients en train de siroter un jus ou de boire du yaourt. Pourtant, le gérant, un Egyptien installé depuis peu à Marrakech, y vend un produit peu commun: du jus de canne à sucre. On l’appelle Saïd l’Egyptien. Il maîtrise très bien la «Darija» et paraît fier de son petit commerce. «Je n’ai pas à me plaindre, des gens de toutes les villes du Royaume viennent déguster ma spécialité». Saïd a même placardé une affiche qui vante les vertus thérapeutiques de son produit: «Produit énergétique, riche en vitamines, nettoie les intestins des impuretés, combat l’asthme et les maladies respiratoires, favorise la dissolution des calculs rénaux, etc.»&lt;span class="fullpost"&gt;Il se fait même super VRP pour son produit et prétend qu’il est cité par le prophète comme une plante aux multiples vertus. Mais il tempère ses propos en disant «enfin, c’est ce que les gens racontent». Si l’on peut douter de la véracité de ses propos, on ne peut qu’apprécier le goût légèrement acidulé du jus. Qui plus est un grand verre «d’élixir» ne coûte que 5 dirhams et souvent on n’a droit au précieux breuvage qu’après avoir retiré un ticket numéroté. La grosse machine qui broie la canne est importée d’Egypte. Selon Saïd, le jus de canne à sucre est un produit banal là-bas. «J’ai passé 3 ans à Meknès où je vendais le même produit avant de venir m’installer à Marrakech depuis à peine 2 ans. Al hamdou lillah, le commerce est florissant». Quant à la canne à sucre, il me confie qu’il la négocie aux fellahs locaux aux alentours de 300 à 400 dirhams la tonne. «Vous tombez mal!» s’exclame Saïd, «le gel a détruit une grande partie de la récolte, j’attends toujours un arrivage de cannes qui devrait être là au plus tard dans 10 jours». Lorsqu’on avait un bon stock, des files entières de clients attendaient leur tour. La réaction des consommateurs est un mélange de stupeur et de curiosité. Ils sont impressionnés à la vue du broyeur à canne à sucre. Les gens s’arrêtent souvent pour demander ce que c’est. Quand ils goûtent le jus, ils s’empressent d’en parler autour d’eux. C’est grâce au bouche-à-oreille que Saïd l’Egyptien a pu avoir pignon sur rue, loin de chez lui, au Maroc. En attendant la prochaine récolte, Saïd dispose à la place de la machine un présentoir de chips et une glacière de crème glacée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451774830462344?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451774830462344/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451774830462344' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451774830462344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451774830462344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/le-jus-de-canne-sucre-fait-un-tabac.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451756129992499</id><published>2006-04-08T17:30:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:42:03.663Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Moi pirate de console...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;(Article publié dans l'Economiste du 7/11/2005)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Des consoles formatées à la lecture de jeux piratés&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;· Comme pour les décodeurs numériques, les schémas de montage sont copiés d’Internet&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Maroc à l’instar du reste du monde connaît un engouement pour les jeux vidéo, industrie qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars et qui a supplanté les jeux de société. Les consoles de jeux vidéo représentent le plus gros du marché et dépassent en termes de chiffres le jeu vidéo pour ordinateur et pour téléphones portables.&lt;span class="fullpost"&gt; La Playstation 2 de Sony est la console qui tient le haut du pavé avec 70 millions d’unités vendues dans le monde jusqu’à aujourd’hui. C’est la console la plus populaire au Maroc, mais aussi la plus facile à pirater. A leur sortie d’usine, les consoles sont configurées de manière à ce qu’elles ne puissent pas lire les copies pirates de jeux. Pour contourner cette protection, une puce est installée dans la console. Les consoles «pucées» n’auront alors aucun mal à lire les jeux piratés. Mais là encore, tout dépend de la puce installée et du modèle de console aussi. Si la puce ne pose pas de problèmes pour les consoles Xbox et Game Cube, en ce qui concerne la Playstation 2, c’est tout autre. Il existe plusieurs marques de puces de qualité inégales et plusieurs versions de Playstation 2, ce qui rend la tâche du poseur de puce très compliquée.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="fullpost"&gt;Noureddine en connaît un rayon, il installe dans son garage transformé en cyber, sis au quartier Badii à Marrakech, le précieux sésame. «J’ai une affection toute particulière pour la puce Ghost, elle est de bonne facture et personne ne s’en est plaint jusqu’à aujourd’hui». Petit bémol, cette puce n’est compatible qu’avec les dernières générations de Playstation2, la PStwo, plus compacte et ultraplate. «D’ailleurs, on ne vend plus que des PStwo, la PS2 classique n’est plus produite». Pour les versions plus anciennes, la Magic 5 est la puce qui présente le meilleur rapport qualité/prix, mais pour les versions SCPH-50000, elle peut mettre hors circuit la lentille. Noureddine se fait payer 400 dirhams pour installer la Magic 5 et 600 dirhams pour la Ghost. · Un commerce qui ratisse largePour pouvoir installer les puces, les schémas de montage sont copiés d’Internet. «Les pirates marocains ne sont pas tous des surdoués de l’informatique, ils se contentent de copier les schémas d’Internet. Le reste est affaire d’expérience», ajoute-t-il. Noureddine a son réseau, mais la plupart du temps il se déplace en personne à Casablanca pour pouvoir se procurer les puces. Selon lui, les importateurs de puces sont souvent les mêmes que ceux qui importent les CD’s et DVD vierges, ce sont de véritables mafias et ceux qui profitent vraiment du piratage. Ils ramènent des containers entiers de marchandises. Parallèlement à cela, Noureddine vend aussi des consoles, des jeux dont le prix n’excède pas les 20 dirhams et tient une petite salle de jeux. «La Playstation 2 est très nettement la console la plus vendue, elle bénéficie de la réputation de son aînée, la Playstation première du nom, la Game Cube et la Xbox, sont, elles, réservées aux initiés. C’est un peu dommage car avec la Playstation 2, on a beaucoup de problèmes, notamment au niveau du bloc optique». Concernant sa clientèle, Noureddine affirme que c’est surtout les jeunes, âgés de 15 à 25 ans qui viennent acheter jeux et consoles. «Bien sûr, il m’arrive de vendre à des enfants, mais ils sont accompagnés de leurs parents et ne reviennent pas souvent». Mustapha est vendeur à Sailane, un établissement spécialisé dans la vente de matériel électronique. Il assure ne pas vendre de jeux originaux. Normal avec un prix oscillant entre 400 et 600 dirhams, qui irait s’aventurer à faire ce genre de dépenses alors qu’il peut se procurer une copie similaire à 15 dirhams? «Nous avons renoncé à la vente de jeux vidéo. On se limite à offrir un jeu original lors de l’achat de la console pour encourager les clients». Ces derniers, confie Mustapha, sont surtout des enfants qui viennent en famille acheter leur console. Si en Europe le gros des achats se fait pendant Noël en fin d’année, au Maroc, c’est en été où les consoles se vendent le mieux. Les ventes chutent généralement durant la rentrée.Les gens ne sont pas dupes, ils savent qu’en installant une puce dans leur console, ils achèteront tous les jeux qu’ils veulent à prix modique. Il arrive même que les vendeurs orientent directement leurs clients vers l’échoppe d’un vendeur de puces. «Pour notre part, nous prévenons nos clients que la pose de la puce annule la garantie, après ils font ce qu’ils veulent», explique-t-il. Un petit tour dans les magasins spécialisés dans le vidéo ludique est suffisant pour se rendre compte que le piratage à encore de beaux jours devant lui. Il est impensable de parler à l’heure actuelle d’un marché du jeu vidéo, tant l’anarchie caractérise ce secteur. A l’image de la musique et des films piratés, le public marocain sera toujours à la page, mais si une industrie locale devait se développer, ce sera rapidement le Game Over… Pour elle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451756129992499?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451756129992499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451756129992499' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451756129992499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451756129992499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/moi-pirate-de-console.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451744787635881</id><published>2006-04-08T17:28:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:42:32.006Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;"C'est Al Jazeera qui a crée le Qatar"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;(Article publié sur le site de l'ISIC &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.isic.ac.ma"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;www.isic.ac.ma&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Frank Mermier, anthropologue et auteur du livre « mondialisation et nouveaux médias dans le monde arabe », a répondu à l’invitation de l’Institut Supérieur d’Information et de Communication (ISIC) de Rabat. Il analyse les médias dans le monde arabe et la percée de chaînes comme Al-Jazeera. Compte rendu de la conférence.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vendredi 19 heures dans le grand amphi de l’Institut Supérieur d’Information et de Communication (ISIC) de Rabat. Frank Mermier surprend l’audience en répondant parfois en arabe avec un accent libanais. Normal, il vit et travaille à Beyrouth.Pour le chercheur, le développement des médias audiovisuels dans le monde arabe, surtout la télévision et Internet, est saisissant. Cela contraste avec le développement de la presse écrite et de l’édition. Il impute cela au retard qu’a pris l’introduction de l’imprimerie dans le monde arabe. Mermier nuance ses propos : le pluralisme politique que connaissent certains régimes –le Yémen et l’Irak post Saddam, par exemple- favorise « l’efflorescence » de titres de presse. Mermier déplore le sous développement de l’édition, d’autant plus que c’est l’un des rares domaines bénéficiant d’autonomie et où l’on peut innover sans craindre la censure. La directrice de l’ISIC, Latifa Akharbach enfonce le clou en avançant un chiffre effarent : dans l’espace arabe qui compte 284 millions d’habitants, les best-sellers ne sont écoulés qu’à 5000 exemplaires en moyenne. Un chiffre qui fait froid dans le dos comparé aux millions d’exemplaires vendus dans les pays occidentaux. Devant le peu de lecteurs et avec l’encouragement de certaines capitales arabes, les chaînes satellitaires se sont multipliées. 200 nouvelles chaînes ont vu le jour dont plusieurs sont spécialisées. Treize sont des chaînes d’information continue. La plus connue est Al-Jazeera.Parole aux minorités« C’est Al-Jazeera qui a crée le Qatar » lance Frank Mermier. « La chaîne qatarie est un instrument de communication intelligente de la part d’un petit pays comme le Qatar », explique Abdellatif Bensfia, enseignant à l’ISIC. Et d’ajouter : « Ce pays a tout compris, il réussi le pari d’exister politiquement face à l’Arabie Saoudite en utilisant une “arme“ moderne : les médias ». Le pays, proche des Etats-Unis a laissé une grande marge de manœuvre à la chaîne. Elle est désormais crédible aux yeux de la population arabe, car elle donne la parole aux minorités et respecte les standards professionnels internationaux. Al-Jazeera a ouvert une brèche, mais les chaînes nationales ne suivent toujours pas. Latifa Akherbach dénonce cet état : « nous avons besoin de télés libres dans tout le monde arabe ». Ce qui impressionne, de l’avis de Frank Mermier, c’est que « ces chaînes ont réduit l’hégémonie occidentale des images télévisuelles ». On voit régulièrement le logo “Al-Jazeera exclusive“ apparaître sur les chaînes les plus prestigieuses, à commencer par CNN. Mais pour les occidentaux, « Al-Jazeera cristallise tous les phantasmes » explique Frank Mermier; elle y est régulièrement accusée de faire de la propagande.TéléréalitéMermier avance l’idée qu’un « nouvel arabisme » fait son chemin. Signe qui ne trompe pas : le nom même de certaines chaînes comme « Al-Arabia » (littéralement « l’Arabe ») ou « Al-Sumaria » (en référence au pays de Sumer et son peuple installé en Mésopotamie -actuel Irak). Ces chaînes sont entrain de créer une culture de masse différente car originale, mais qui cherche à diffuser une culture médiane. Par exemple les émissions de télé réalité libanaises « Star Academy » et « Popstars ». Ce constat oppose ces nouvelles chaînes qui s’adressent à un citoyen consommateur, aux chaînes nationales où le téléspectateur est perçu comme un citoyen à éduquer et à encadrer. La société de consommation à l’américaine se frayerait-elle un chemin dans le monde arabe ? C’est ce que soutien Mermier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451744787635881?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451744787635881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451744787635881' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451744787635881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451744787635881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/cest-al-jazeera-qui-cre-le-qatar.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451729376102928</id><published>2006-04-08T17:17:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:44:10.543Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;A l'écoute des femmes violentées&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;( Article pour le compte du FNUAP (c) )&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a beau chercher dans un dictionnaire, le terme écoutante n’y figure pas. Pourtant, c’est le travail qu’accomplit chaque jour, du lundi au samedi matin, Nadia, à l’association Ennakhil pour la femme et l’enfant à Marrakech. Les locaux exigus de l’ONG accueillent chaque jour une dizaine de femmes victimes de violence. Quatre écoutantes sont chargées du premier contact et du soutien moral de ces femmes.Cela fait 5 ans que Nadia fait ce métier, c’est à dire depuis le commencement du projet. Au départ rien ne prédisposait cette jeune femme à ce métier, elle est licenciée en géologie, mais elle a fait le pari du social, et dit elle même « s’y retrouver ». &lt;span class="fullpost"&gt;Des psychologues l’ont formés aux techniques d’écoute. Elle a apprit à observer d’abord et ensuite à mettre en confiance les femmes qu’elle reçoit. C’est pourquoi les premières séances sont consacrées à la présentation de l’association et au réconfort des victimes. Passée cette étape, elle essaie au maximum de poser des questions ouvertes, c’est à dire qui permettent aux femmes de raconter librement leur vécu. La plupart du temps, il faut reformuler le discours des victimes encore sous le choc. Et des victimes, il en arrive de Marrakech et de toute la région environnante. Les femmes connaissent l’association grâce au bouche-à-oreille et parfois à travers la cellule sociale de l’hôpital Ibn Tofaïl où encore la cellule d’écoute de la police judiciaire. Les trois fonctionnent selon le principe des vases communicants, avec une spécificité pour chacun d’entre eux. L’hôpital reçoit systématiquement tous les cas de violence extrême, car nécessitant l’hospitalisation, La PJ reçoit les affaires aux stades avancés et Ennakhil, quant à elle, à une vocation plus sociale, elle accompagne psychologiquement et aide juridiquement les femmes qui l’a sollicitent. La plupart des cas sont des violences conjugales. « Quand le cas n’est pas grave, on essaie de réconcilier la femme et son mari, mais quand c’est plus grave, on oriente directement vers la PJ, si la femme le désire bien sûr» renchérit Nadia. Car les femmes refusent parfois de recourir à la justice, à cause de sa lenteur et pour que leurs enfants ne subissent pas les conséquences de ce genre de procédures. Le travail de l’écoutante s’apparente beaucoup à celui du psychologue. Réconforter les femmes qui arrivent est sa mission première. Certaines d’entre elles ne vont pas plus loin, mais au moins cela leur permet de trouver quelqu’un qui les écoute. «Écouter est très difficile, il faut une attention de tous les instants et beaucoup de patience » explique Nadia. Selon elle, la violence touche tous les milieux et toutes les catégories sociales », de plus, la majorité des femmes ignorent les avancés de la moudouwana. Et ne vous y trompez pas « Même les femmes qui ont fait des études supérieures, parfois même de droit ( !) ignorent la loi ». Mais la moudawana a permit au moins une chose, les femmes s’orientent plus volontiers à Ennakhil car elles savent désormais que quelque chose a changé, et que ce changement est positif. C’est le rôle de l’association de les sensibiliser sur le contenu. « La moudouwana n’est pas tombée du ciel, elle est le fruit du combat des associations féminines de tous le royaume ». Nadia est militante dans l’âme, elle se demande comment elle a pu se marier en ayant en tête ce topo peut reluisant des hommes marocains. Mais elle est confiante, sa famille la soutient à 100%. « Ma mère me dit toujours que tous les hommes ne sont pas pareils et que certaines fois, c’est la femme qui a tort ». « Mais rien n’y fait, je n’arrive pas à le concevoir ! ». Nadia a vu tellement d’atrocités qu’il lui arrive de ne pas dormir la nuit. Pour cela, elle et ses amis écoutantes bénéficient de séances avec des psychologues tous les trois mois, pour « tenir le coup ». « Une femme qui fait l’écoute, c’est comme l’infirmière qui reçoit chaque jour des malades graves ».&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le cas d’une jeune muette violée---------------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une histoire a beaucoup marqué Nadia. Elle a tenu à nous la raconter. Les événements remontent à 3 ans et ont étés largement couverts par les journaux et 2M. Une jeune muette de 15 ans est victime d’un viol. Cela s’est passé au Douar Oulad Hassoun, proche de Marrakech. L’agresseur (36 ans) et la fille sont issus du village. Après qu’il ait accomplie son forfait, l’agresseur jette la pauvre fillette dans un puit et lui lance des cailloux. Le choc occasionné par la chute provoque de multiples fractures. L’adolescente est restée 7 jours dans le puit, ses gémissements ont fini par alerter la population. La fillette a été admise à l’hôpital Ibn Tofaïl de Marrakech dans un état critique. Les assistantes sociales ont ensuite alerté l’association Ennakhil qui a dépêché une écoutante sur les lieux. C’est la mère de la fillette qui a pu traduire à l’écoutante les gestes de la fille.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;----------------------------------------------------------------------------------&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451729376102928?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451729376102928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451729376102928' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451729376102928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451729376102928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/lcoute-des-femmes-violentes-article.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451664118710965</id><published>2006-04-08T17:16:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:44:27.386Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Les foyers féminins s'ouvrent à leur environnement&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;( Article pour le compte du FNUAP (c) )&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelque chose a changé dans le foyer féminin de Hay Mohamadi de Marrakech. Le centre est désormais équipé d’une salle multimédia connectée à internet, alors que la salle comportait seulement des ordinateurs réservés aux études. Elle ouvrira bientôt ses portes à tous, et pas seulement aux étudiantes du foyer, moyennant un abonnement symbolique. &lt;span class="fullpost"&gt;La personne chargée de l’encadrement vient tout juste de prendre ses fonctions. Elle trouve déjà des difficultés à concrétiser le projet. « j’ai décelé du matériel défectueux, j’attends qu’il soit remplacé », s’exclame-t-elle. Mais rien d’insurmontable, le problème se situe autre part, comment concilier les horaires de cours avec les horaires d’ouverture du cyber ? Un problème épineux que la direction n’a pas encore résolut. Mais quoi qu’il en soit, la salle multimédia répond à une attente importante de la population défavorisée de ce quartier : avoir accès aux technologies de l’information et de la communication à un prix raisonnable. La directrice du foyer nous explique que certaines de ses étudiantes n’arrivent même pas à payer la cotisation mensuelle de trente dirhams. C’est dire la précarité et le besoin d’une telle population. D’ailleurs, ils ne cachent pas leur satisfaction, pour eux ce cyber vient à point nommé et leur permettra de pallier l’absence d’une bibliothèque au sein de l’établissement. Mais attention, pas question d’utiliser la salle à des fins autres qu’éducatives. Elle est consacrée exclusivement à la recherche et l’éducatrice y veille. Autre exemple, le foyer féminin du quartier Azli à Marrakech. Ce dernier bourdonne d’activité. Entre les cours, les multiples ateliers (broderie, coiffure, informatique, peinture sur verre et céramique) et les répétitions d’une pièce de théâtre, les étudiantes sont bien occupées. Parmi elles, des « éducatrices pairs », c’est à dire des jeunes filles particulièrement actives et réceptives qui ont étés formées aux techniques d’écoutes et sensibilisées par rapport aux dangers des maladies sexuellement transmissibles. Ces filles sont chargées ensuite de répandre l’information tout autour d’elles. Et elles se sentent réellement investies d’une mission. Dans la salle des activités socioculturelles aménagée avec l’aide du FNUAP, elles peuvent se réunir, organiser des activités et distribuer des dépliants de sensibilisation. Elles sont fières de la pièce de théâtre qu’elles préparent. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme victime de violence et qui essaie par tous les moyens de s’en sortir. Une expérience similaire a été tentée au foyer féminin de Hay Mohamadi. Ces étudiantes ont surtout appris à écouter et à donner de l’importance à leurs interlocuteurs. Les filles ont confiance en elles et se confient tout naturellement. Mais elles vont aussi à la rencontre de leurs paires, souvent dans des conditions informelles «la plupart du temps, on se rencontre au hammam ou chez une voisine ». Mounia, une des bénéficiaire, dit que grâce à cette formation, elle s’est débarrassée de ses tabous, elle ose maintenant aborder avec les filles des thèmes comme la prévention des maladies sexuellement transmissibles et elles les orientent vers le centre de santé. Chose surprenante, elles sont même sollicitées parfois par des adultes… des femmes de 30 à 40 ans leurs demandent conseil. Les éducatrices paires sont aussi les premières à bénéficier de cette formation. L’une d’elle avoue même que la formation lui a apprit comment agir dans sa propre vie. Quelques regrets tout de même, le manque de matériel et la rareté des séminaires de formation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451664118710965?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451664118710965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451664118710965' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451664118710965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451664118710965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/les-foyers-fminins-souvrent-leur.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451647932237470</id><published>2006-04-08T17:13:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:44:56.216Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;"Très" sages femmes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;(Article pour le compte du FNUAP (c) )&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;C’est l’histoire de jeunes citadines qui ont choisi de travailler à la campagne. Leur profession : sages femmes. Leur mission : sauver des vies. Nous avons rencontré l’une d’elles. Sofia nous parle de la difficulté de son métier, mais aussi de la joie de donner la vie.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un peu timide, voilée mais communicative et enjoué, Sofia Tamalout exerce le métier de sage femme au centre de santé de Sahrij. Elle est là depuis deux ans. Elle partage cette responsabilité avec une autre sage femme et une infirmière polyvalente venue dernièrement. Sofia nous confie, non sans fierté, avoir aidé près de 300 femmes à accoucher. Un métier difficile selon elle, qui exige une grande disponibilité et un sens aigu de la communication. D’ailleurs son travail ne lui laisse aucun répit, durant les semaines de garde, elle est obligée d’être à la disponibilité du centre 24h/24.Accoucheuse en sérieElle nous raconte son premier jour dans le centre de santé : «la première chose qui m’effrayait, c’était l’énorme responsabilité dont je suis investie. Je n’étais plus étudiante, mes actes avaient des conséquences directes sur les patientes, l’erreur n’était plus tolérable ». D’ailleurs, dès son arrivée, elle a du faire un premier accouchement. «Heureusement, tout s’était bien passé. J’étais soulagée et contente d’y être parvenue seule ». Sofia avoue être chanceuse à plus d’un niveau, elle est soutenue par toute l’équipe, et surtout par le major de la circonscription, Miloudi Hamdouchi. Selon elle, c’est grâce à la grande souplesse de travail qu’elle et ses collègues arrivent à accomplir leur mission. Un exemple pour illustrer ces propos. Le jour même de notre visite, la seconde sage femme du centre était absente à cause du décès de son père. Selon la loi, elle n’a droit qu’a 3 jours de congé, mais le major va lui en octroyer plus. Miloudi nous explique pourquoi : «Notre objectif, c’est que le travail soit accomplie correctement, or cette jeune femme ne pourra jamais supporter la pression car elle est encore sous le choc. Il est hors de question de la faire travailler au risque de mettre en danger la vie des femmes enceintes ». Sofia bénéficie aussi d’un autre avantage. L’endroit dans lequel elle travaille est plutôt accessible par les transports, ce qui n’est pas le cas de tous les centres ou travaillent les sages femmes. L’une de ses amies, par exemple, travaille dans un douar. A chaque fois qu’elle désire ce rendre chez ses parents à Marrakech, c’est l’expédition. Elle doit traverser plusieurs kilomètres de piste avant de trouver un taxi qui veuille bien l’emmener.Une intégration difficileSofia a réussi à s’intégrer en campagne, mais ça n’a pas toujours été le cas. La première difficulté à laquelle elle a du faire face, c’est les divergences de mentalités. «Le taux d’analphabétisme est très élevé ici. Même si en ville il y a des femmes analphabètes, leur environnement les aide à prendre conscience de beaucoup de choses » dit avec dépit Sofia. Les femmes rurales ont aussi des réflexes différents des citadines, elles ne s’adressent au centre d’accouchement que quand leur grossesse présente des complications. « En compagne, les femmes sont très récalcitrantes aux conseils médicaux. Il arrive que les conseils que je leur donne ne soient pas pris en compte à cause d’une femme du village qui leur a dit le contraire » renchérit Sofia. Mais la confiance se gagne, et les femmes finissent par lui accorder la leur. La preuve, le taux de femmes qui ont recours au centre augmente. «Au début, elles n’étaient qu’une vingtaine à arriver chaque mois, maintenant, leur nombre dépasse les 40» explique Sofia, registre du centre à l’appui. Mais cela pose un autre problème, le nombre réduit du personnel et le matériel insuffisant. En effet, les deux sages femmes, l’infirmière et la seule ambulance qui équipe la circonscription paraissent bien chétifs comparés au nombre de patientes qui attendent dans les deux salles d’attente. De plus, le matériel disponible est loin de répondre aux attentes de la population. «On ne possède pas le matériel pour la réanimation des nouveaux nés, pas de table chauffante non plus ni de ventouse ou de bouteille d’oxygène» avoue Sofia. Elle essaie donc de repérer au maximum les complications avant l’accouchement. Pour l’instant, ses efforts ont l’air de porter ses fruits, aucun décès maternel n’a été enregistré depuis la création du centre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451647932237470?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451647932237470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451647932237470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451647932237470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451647932237470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/trs-sages-femmes-article-pour-le.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451630373831855</id><published>2006-04-08T17:10:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:45:10.766Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un espace pour parler de la santé des jeunes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff0000;"&gt;(Article pour le compte du FNUAP(c) )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il existe deux sortes d’accueil : l’accueil chaleureux et l’accueil… malheureux. Nous, nous préférons le premier ». C’est Abderrahman Qrich, animateur à l’espace santé des jeunes de Marrakech qui s’exprime ainsi. La réalité est pour une fois conforme aux promesses. L’Espace Santé des Jeunes, ESJ pour les intimes, est un endroit convivial, doté d’ordinateurs connectés à Internet, d’une salle de consultation équipée et d’une salle pour écouter les problèmes des jeunes. Il ressemble plus à un mini centre culturel qu’à un centre de santé. &lt;span class="fullpost"&gt;Quand on y entre, on trouve un petit comptoir d’accueil, et une salle d’attente dans laquelle on a installé une télévision, un lecteur DVD et une chaîne Hi-Fi. Juste à côté, le centre névralgique de l’ESJ, la salle polyvalente dans laquelle un comité constitué de jeunes particulièrement motivés se réunissent deux fois par semaine pour organiser des activités. Farés est l’un d’entre eux, il dit avoir connu l’espace santé par hasard. «Je passais par le quartier et j’ai découvert par hasard l’existence du centre. M. Abderrahman m’avait gentiment accueillit, je lui ai posé une question toute bête “Espace santé des jeunes, c’est quoi“ Il m’a alors présenté au docteur Zahir qui m’a expliqué que l’espace santé des jeunes n’est pas un dispensaire, mais un endroit ou on peut parler de nos problèmes en toute intimité, s’informer et consulter gratuitement. Depuis ce jour, il m’arrive de venir au centre sans raisons particulières ». Le comité de bénévoles dans lequel travaille Farés à de grandes ambitions : créer un site web et élaborer des affiches sur l’activité de l’ESJ, mettre en place une caravane itinérante pour pallier l’inexistence d’autres espaces santé à Marrakech… La salle polyvalente est aussi équipée d’ordinateurs branchés sur Internet. Les jeunes peuvent utiliser les PC sans restrictions. « Seule condition, que ce soit uniquement pour des recherches dans le domaine de la santé » explique le Dr. Zahir. Lamia est lycéenne, elle utilise chaque fois qu’elle en a besoin l’ordinateur de l’espace santé «Je cherche des informations sur le Sida pour un exposé, je viens à l’espace santé pour faire des recherches sur Internet». Lamia a connu l’ESJ grâce à une de ses amies, elle est satisfaite des services du centre. « C’est différent de l’hôpital, ici on nous laisse tranquilles, on ne nous dit pas qui êtes vous ou que venez-vous faire ici. On se sent libres. En plus, le personnel est souriant».A l’espace santé, on a aussi aménagé une salle pour l’écoute des jeunes en difficulté. Le Dr Zahir avoue que la plupart des jeunes viennent pour cela. «Un jour, on a reçu la visite d’un adolescent de 13 ans atteint d’un rhumatisme articulaire aigu (RAA). Malgré son état grave, il refusait de prendre ses médicaments. Pour pouvoir lui administrer son injection d’extanciline, il a fallut que six personnes le maîtrisent. On a fait avec lui plusieurs séances d’écoute, et maintenant, il vient seul, tout les vingt jours, pour faire son injection». Sur ce qui les motivent pour faire ce travail, l’équipe est unanime, «Nous considérons les jeunes qui nous visitent comme nos propres enfants».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Z.C.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451630373831855?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451630373831855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451630373831855' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451630373831855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451630373831855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/un-espace-pour-parler-de-la-sant-des.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25228990.post-114451591347215291</id><published>2006-04-08T17:02:00.000Z</published><updated>2006-10-06T00:46:19.490Z</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui feront 2030&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(Simple synthèse d'une enquête L'Economiste/Sunergia)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes, qui sont-ils, comment vivent-ils, que pensent-ils. Réponse dans cette synthèse de la série d’articles publiés dans L'Economiste à la suite d'une enquête sur le terrain effectuée par le cabinet Sunergia. Bonne lecture&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le quotidien L’Economiste a mené une enquête de grande envergure conduite par le cabinet d’études Sunergia en l’automne 2005. Elle a concerné un échantillon de jeune de 16 à 29 ans : 390 garçons et 386 filles. La méthode utilisée est celle des quotas : un échantillon représentatif des jeunes marocains sur la base du dernier recensement du Haut Commissariat au plan.La répartition géographique, les CSP (catégories socioprofessionnelles), le sexe, l’age et la zone d’habitation ont été pris en compte.L’enquête confirme une grande partie des à priori sur les jeunes, mais elles apporte des indices chiffrés et crédibles.Sexe : hypocrisie et je-m’en-foutisme(C.F. L’Economiste du 18 Janvier 2006)67% des garçons affirment avoir déjà eu des expériences sexuelles tandis que 66% des filles jurent le contraire. Conclusion de l’Economiste : les filles se cachent et les garçons se vantent. Plus loin on découvre qu’un tiers des garçons affirme avoir eu sa première relation sexuelle avec sa copine, mais un autre tiers dit l’avoir eu avec une… prostituée. Les choses paraissent plus claires. Notons que seuls 24% des filles disent avoir couché avec leurs copains.L’hypocrisie et le manque d’expérience sexuelle se traduit par des comportements à risque, la non utilisation des moyens de contraception (seulement 36% des filles y ont recours). Aucun jeune ne cite le danger d’attraper une maladie sexuelle, pis encore certains croient que le cancer est une MST ! Un homme sur trois se soucie d’éviter une grossesse et une femme sur trois s’inquiète d’attraper une MST. Le risque de laisser-aller s’accroît en compagne et dans les classes sociales les plus défavorisées. AlarmantAmour : « real lovers »(C.F. L’Economiste du Mercredi 18 Janvier 2006)54% de garçons ont une copine/45% des filles ont un copain. 64% des filles contre 50% des garçons pensent qu’il est compliqué de vivre une relation amoureuse. Plus on est pauvre plus on a tendance à le croire. Pour les filles, le principal obstacle, c’est les parents et l’entourage familiale, suivi des qu’on dira t’on (23%) puis des coutumes et traditions (23% aussi). Autre son de cloche chez les garçons ou c’est surtout le manque d’argent le principal obstacle (40%), suivi de l’entourage et de la famille .Dans le même ordre d’idées, 34% des garçons pensent que réussir équivaut à avoir beaucoup d’argent (26% des filles). La proportion est plus importante chez les 25-29 ans (1 jeune sur 4). Le taux de réponse sur les risques de contracter une MST, d’avoir une grossesse ou la perte de la virginité est marginal (cette dernière donne a été analysée par l’hebdomadaire TelQuel comme une révolution dans les mœurs). Détail notable : les jeunes ne pensent pas que la religion soit une entrave à leur émois)Argent : Matérialistes mais « mardiyiines »(C.F. L’Economiste du 20 Janvier 2006)92% des garçons et 88% des filles affirment vivre avec leurs parents et prennent au moins un repas à la maison parentale. Seulement 29% des 25-29 ans sont indépendants. Ces chiffres sont proches quelle que soit la CSP, au rural comme à l’urbain.56% des jeunes de 16 à 29 ans sont dépendants financièrement de leurs parents. Le taux est plus élevé chez les filles (65%) que chez les garçons (46%). Plus grave, seul 29% des 25-29 ans se disent indépendants.Chose surprenante : 59% des 16-17 ans disent aider leurs parents, alors qu’ils dépendent d’eux à 86% ! Kafkaïen ? Non, si on considère que la solidarité fonctionne dans les deux sens. Plus on est riche, moins on est débrouillard (70% des CSP A et B sont dépendants financièrement de leurs parents)Religion : de beaux jours pour l’intégrisme(C.F. L’Economiste du 24, 25 Janvier 2006)44% des jeunes pensent qu’Al Qaïda n’est pas une organisation terroriste. 38% ne savent quoi répondre. Les hommes sont plus radicaux que les femmes (50% contre 37%). Seulement 19% des jeunes hommes pensent qu’Al Qaïda est une organisation terroriste.Il semblerait que la politique américaine soit mise en cause. 76% des jeunes pensent que l’intervention en Irak est « inutile et négative ». Les jeunes voient donc en Al Qaïda une alternative aux américains, « un contre-pouvoir » selon l’expression de L’Economiste.Autre aspect du rigorisme montant : le voile. Une grande partie (49%) des jeunes sondés préfèreraient que leur femme soit voilée. 57% des jeunes âgés de 16 à 29 ans sont favorables au port du voile. Les « Hijab addicts » se recrutent le plus parmi les classes les plus défavorisées : 56% des CSP C et B contre 61% de la classe D. Selon l’avis du sociologue Jamal Khalil, publié dans un article de TelQuel du 28 janvier au 3 février : « Ces jeunes se sentiraient plus en confiance avec des femmes voilées. Il auront ainsi la garantie de quelque chose, que ces filles n’ont pas eu de relations sexuelles avant la mariage ». A propos du mariage, l’enquête révèle que 87% des hommes et 58% des femmes préfèreraient épouser une musulmane. Mais pour 67% des hommes, épouser une non marocaine ne pose pas de réel problème. Ça se corse si elle est non musulmane, car seulement 73% convoleraient en noces avec elle. Explications du sociologue Jamal Khalil : « Pour se donner bonne conscience, un passage protocolaire chez las adouls ne fait aucun mal »Moudouwana oblige, 79% des jeunes sont contre la polygamie, surtout les filles (88%). Mais sachez que 30% des jeunes hommes ne disent pas non à un ménage à plusieurs.Seuls ombre au tableau pour les ayatollahs qui voudraient endoctriner les jeunes, 78% des hommes croient en les jnouns (esprits) contre 54% des filles. Dans le même ordre d’idées, 67% des hommes croient au Shours (gris-gris) contre 52%¨des filles. Conclusion : les hommes sont plus superstitieux que les femmes.Plus on prend de l’âge et plus on est crédule à ce genre de choses. 74% des jeunes, soit 1 sur 4 âgés de 25 à 29 y croient et ceci toutes classes sociales confondues.Politique : La déshérence(C.F. L’Economiste du 27 janvier 2006)95% des jeunes ne s’identifient à aucune tendance politique. Pas même au Parti de la Justice et de Développement (P.J.D.). 68% disent « ne pas avoir confiance en la politique ».73% des jeunes pensent que nos parlementaires nous représentent mal. Les classes aisées sont plus sévères que les plus défavorisées 76% (A et B) contre 67% (D). Plus on est âgé, plus ce jugement est sévère.Résultat de la montée de l’intégrisme (voir plus haut), 32% des jeunes pensent que la religion doit guider les partis politiques. 37% pensent le contraire et 31% ne se décident pas. Selon l’analyse de L’Economiste, la partie de l’échantillon qui ne se prononce pas représentera la part à convaincre durant les prochaines batailles électorales.L’enquête Sunergia-L’Economiste a suscité pas mal de réactions de la part de la presse. L’AFP s’est intéressée aux relations sexuelles des jeunes et ce qu’ils pensent d’Al Qaïda. Le Journal islamiste proche du PJD Attajdid a carrément généralisé la préférence du port du voile à tous les marocains. Al Bayane, organe du Parti du Progrès et du socialisme (PPS) tire la sonnette d’alarme quant à la disponibilité des jeunes à être enrôlés par les « djihadistes » du Maroc. TelQuel, newsmag indépendant, a lui titré : « nos jeunes sont inquiétants »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;ZC&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25228990-114451591347215291?l=zcpressbook.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://zcpressbook.blogspot.com/feeds/114451591347215291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25228990&amp;postID=114451591347215291' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451591347215291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25228990/posts/default/114451591347215291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://zcpressbook.blogspot.com/2006/04/ceux-qui-feront-2030simple-synthse.html' title=''/><author><name>Z.C.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00330681956263053520</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
